Marley et moi

Réalisé par David Frankel (2009)

Comédie familiale
Marley et moi
Durée 116 minutes
Sortie 04/03/2009
Note 7/10

Jennifer Grogan conçoit sa vie par étapes : trouver un homme gentille, intelligent et sexy, l'épouser, déménager avec lui dans un endroit ensoleillé, en l'occurence la Floride. Jusque là, son mari John a suivi ces objectifs sans broncher. Mais lorsque Jennifer commence à évoquer la possibilité d'avoir des enfants, John panique. Afin de calmer les pulsions maternelles de sa femme, il lui offre un petit chiot Labrador irrésistible, qu'il nomme Marley. Rapidement, ce chien, au début si adorable, montre ses nombreux défauts et met le couple des Grogan à rude épreuve.

Les critiques

Par Mulder 12/03/2009

Ce film, présenté comme une comédie romantique, est plutôt une très belle comédie dramatique sur l'amitié entre un jeune couple de journalistes, leurs enfants et leur animal de compagnie turbulent. Après avoir signé l’excellent Le Diable s'habille en Prada, David Frankel signe de nouveau un excellent divertissement, certes très émouvant, mais qui ne cherche pas forcément à nous imposer une œuvre anonyme.

En effet, une nouvelle fois, ce réalisateur nous montre qu'en travaillant dur, nous pouvons atteindre nos rêves : dans le cadre de ce film, cela rime avec de belles propriétés et une reconnaissance du public. Ce réalisateur témoigne également une nouvelle fois d'une réelle direction d’acteurs, après avoir donné à Anne Hattaway l'un de ses meilleurs rôles. Owen Wilson et Jennifer Aniston forment un couple très réaliste à l'écran et leur plaisir de jouer est très convaincant. Ajouter à cela que tout spectateur ayant eu ou ayant un animal de compagnie (chien ou chat) sortira réellement ému à la fin de ce film.

De tels films donnent réellement envie d'aimer le cinéma, car ce genre de film, de plus en plus rare, témoigne d'une force réelle, d'un travail minutieux. La grande force du film vient également de la présence du chien au sale caractère, certes, mais qui peu à peu se révèlera un excellent animal de compagnie. Nous espérons avoir de nouveaux sur nos écran signe de David Frankel, qui a réussi de film en film à gagner toute notre confiance et notre respect.

Vu le 6 mars 2009, au Gaumont Disney Village, Salle 1, en VF

★★★★★★★☆☆☆ 7/10

Par Tootpadu 29/01/2009

Pour les amateurs de chats, ce champion du box-office américain des fêtes de fin d'année passées doit paraître comme une publicité manipulatrice de la pire sorte en faveur des chiens. Mais pour les heureux propriétaires des autres compagnons à quatre pattes de l'homme, Marley et moi prend plutôt la fonction d'une retranscription fidèle des joies et des peines qu'apporte la présence d'un chien. Les scènes clés de l'existence canine sont en effet si judicieusement choisies, qu'elles nous rappellent fortement nos expériences personnelles et inoubliables avec nos deux chiens d'enfance.
Le reste du scénario ne fait malheureusement pas preuve de la même qualité poignante. Le passage du temps, avec les enfants qui grandissent et les parents, et surtout le chien, qui vieillissent, suit une trajectoire au moins aussi décousue que celle de la chronique familiale Le Premier jour du reste de ta vie, dont ce film est d'une certaine façon l'équivalent américain, avec une considération bien plus avenante à l'égard des chiens ... Les évènements anodins s'y succèdent sans discontinuer. Ils sont censé former la somme d'une vie, qui s'avère en fin de compte assez moyenne, si ce n'était pour le tempérament fougueux du clébard. Toutefois, c'est sans doute l'attachement à un cadre bourgeois entièrement ordinaire, qui rend ce film aussi accessible.
Sans l'impact émotionnel du destin du chien, le réalisateur David Frankel aurait effectivement du mal à dynamiser son récit, solide mais sans éclat particulier. Et la présence de deux vedettes d'antan, apparemment obligatoire pour ce genre de comédie, au moins depuis Mon beau-père et moi de Jay Roach, n'apporte qu'un cachet relatif. Si Alan Arkin continue de jouir sans modération de l'effet Oscar en enchaînant une production prestigieuse après l'autre, la première apparition notable de Kathleen Turner en dix ans, depuis sa prestation remarquable dans les Virgin suicides de Sofia Coppola, nous inspire déjà plus de mélancolie.
Marley et moi n'est certainement pas du grand cinéma. Et il existe bien sûr bon nombre de sujets plus importants dans le monde, sur lesquels il serait plus urgent de faire des films. Il ne s'agit pas moins ici exactement du genre de film, qui va droit au coeur de quiconque a déjà possédé un chien ou qui en rêve. En espérant que tous les chiots acquis en réponse à ce film ne finiront pas au bord de la route aux premières vacances !

Vu le 27 janvier 2009, au Club de l'Etoile, en VO

★★★★★★☆☆☆☆ 6/10

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