Predators
Réalisé par Nimrod Antal (2010)
Science-fiction
| Durée | 107 minutes |
| Sortie | 14/07/2010 |
| Note | 6/10 |
Parachuté en pleine jungle, l'ancien soldat Royce doit faire équipe avec sept autres survivants pour affronter une menace inconnue. Ignorants de la raison pour laquelle ils se retrouvent ensemble dans un environnement hostile, ils ne mettront pas longtemps avant de comprendre qu'ils sont pris en chasse par une créature contre laquelle ils sont pratiquement sans défense.
La critique
Par Tootpadu 15/07/2010
Ces derniers temps, on ne compte plus les suites des films à succès et les redémarrages d'univers qui avaient la côte autrefois - et plus précisément dans les années 1980. Dans le contexte d'une telle absence d'originalité, qui sévit actuellement à Hollywood et grâce à laquelle pratiquement toute cette saison estivale ressemble à une énorme resucée consternante, il vaut mieux se contenter des rares miettes que les studios daignent laisser aux spectateurs un minimum exigeants et conscients de l'Histoire du cinéma du siècle passé. Ces films de genre savamment confectionnés, c'est-à-dire avec l'efficacité comme seule ambition narrative et formelle, le réalisateur d'origine hongroise Nimrod Antal en devient un expert de plus en plus fiable. Comme ce fut le cas dans Blindés, son film de braquage sorti plus tôt cette année, sa relecture de l'univers de Predator, supervisée par Robert Rodriguez, constitue un divertissement solide.
Contrairement à la série parallèle méchamment mercantile, qui voyait les deux mastodontes de la science-fiction produite par la Fox s'affronter dans Alien vs. Predator et Aliens vs. Predator Requiem, Predators reste plutôt fidèle à l'esprit de l'original de John McTiernan. Ce qui implique bien entendu que l'intrigue suit docilement le schéma de la constitution d'une équipe de fortune, qui est décimée, un membre à la fois, jusqu'à ce que seul le héros reste pour affronter cet adversaire redoutable. Toutefois, la mise en scène de Nimrod Antal s'avère suffisamment adroite pour ne pas nous laisser buter contre cette structure dramatique hautement prévisible. Même si le réalisateur abuse parfois de l'effet de style du champ-contrechamp, servant à nous montrer ce que les rescapés découvrent avec effroi, il mène son récit avec assez d'expertise pour nous divertir convenablement.
A l'image du personnage principal dans la première séquence du film, lorsqu'il se réveille en pleine chute libre, parachuté mystérieusement dans une jungle aussi hostile qu'étrange, il vous est conseillé de vous abandonner aux qualités indéniables du film, y compris la bande originale majestueuse de John Debney, et de ne pas trop vous préoccuper de ses quelques failles, comme un détour peu naturel dans un décor plus proche de l'univers d'Alien que de celui de Predator à peu près au milieu de l'intrigue. Car globalement, cette suite en guise de renaissance tardive d'un film incontournable, déjà vieux d'un quart de siècle, est loin de démériter, si on la compare aux autres tentatives exécutées récemment avec sensiblement moins d'assurance formelle.
Contrairement à la série parallèle méchamment mercantile, qui voyait les deux mastodontes de la science-fiction produite par la Fox s'affronter dans Alien vs. Predator et Aliens vs. Predator Requiem, Predators reste plutôt fidèle à l'esprit de l'original de John McTiernan. Ce qui implique bien entendu que l'intrigue suit docilement le schéma de la constitution d'une équipe de fortune, qui est décimée, un membre à la fois, jusqu'à ce que seul le héros reste pour affronter cet adversaire redoutable. Toutefois, la mise en scène de Nimrod Antal s'avère suffisamment adroite pour ne pas nous laisser buter contre cette structure dramatique hautement prévisible. Même si le réalisateur abuse parfois de l'effet de style du champ-contrechamp, servant à nous montrer ce que les rescapés découvrent avec effroi, il mène son récit avec assez d'expertise pour nous divertir convenablement.
A l'image du personnage principal dans la première séquence du film, lorsqu'il se réveille en pleine chute libre, parachuté mystérieusement dans une jungle aussi hostile qu'étrange, il vous est conseillé de vous abandonner aux qualités indéniables du film, y compris la bande originale majestueuse de John Debney, et de ne pas trop vous préoccuper de ses quelques failles, comme un détour peu naturel dans un décor plus proche de l'univers d'Alien que de celui de Predator à peu près au milieu de l'intrigue. Car globalement, cette suite en guise de renaissance tardive d'un film incontournable, déjà vieux d'un quart de siècle, est loin de démériter, si on la compare aux autres tentatives exécutées récemment avec sensiblement moins d'assurance formelle.
Vu le 7 juillet 2010, au Club de l'Etoile, en VO
★★★★★★☆☆☆☆
6/10