Vertige
Réalisé par Abel Ferry (2009)
| Durée | 85 minutes |
| Sortie | 24/06/2009 |
| Note | 6/10 |
Fred et Karine, deux férus d'alpinisme, ont invité leur copine de lycée Chloé et son nouveau copain Loïc à les rejoindre sur un magnifique sentier d'escalade en Croatie. A la dernière minute, Guillaume, l'ex de Chloé, s'est incrusté. La via ferrata est officiellement fermée, mais le groupe d'amis s'y aventure quand même.
Les critiques
Par Mulder 20/07/2009
Le réalisateur en manque d’idées glisse donc dans la seconde partie dans un film d'horreur classique dans laquelle ces jeunes randonneurs se feront tuer un par un par un monstre humain cannibale et d'une force incroyable. Cette partie gâche le plaisir initial, car nous sentons bien que le budget étriqué du film ne permet pas à son jeune réalisateur d'aller jusqu'au bout de ses idées.
On pourrait dire que ce film est à moitié réussi ce qui n'est déjà pas si mal actuellement, au vu de toutes les déconvenances que nous apporte le cinéma français. Ma note reflète donc cet état. Malgré tout, le prochain film de Abel Ferry devrait venir corriger les hésitations dont ce jeune réalisateur fait preuve. Ce film devrait connaitre un succès mérité lors de sa sortie en DVD, puisqu'il se prête plus à une vision entre amis qu'à une projection dans une grande salle de cinéma.
Honnête mais insuffisant pour s'imposer comme les classiques The Descent et Deliverance.
Vu le 28 juin 2009, au Gaumont Disney Village, Salle 8
Par Tootpadu 03/06/2009
Et puis, alors que le potentiel des affrontements et des aventures dans un cadre naturel était loin d'être épuisé, tout dégringole pour se retrouver au niveau d'un film d'horreur banal, dans la lignée de films de genre récents comme Humains de Jacques-Olivier Molon et Pierre-Olivier Thévenin et Mutants de David Morley, qu'Abel Ferry remercie en premier au générique de fin. La maîtrise formelle, encore bluffante lors des efforts musclés précédents, devient tout de suite plus commune et s'appuie désormais sur le vocabulaire usé jusqu'à la corde du cinéma d'horreur, depuis longtemps friand du gibier humain involontaire d'un chasseur fou. Tous les flots d'hémoglobine ne peuvent cependant recréer les frayeurs infiniment plus subtiles et, paradoxalement, viscérales de la première partie brillante de ce premier film, du coup désagréablement inégal.
Les interprétations des comédiens, engagés corps et âme dans l'aventure, ne sont pour rien dans ce constat final presque décevant. Filmés dans des conditions extrêmes, ils excellent dans des portraits peu flatteurs, mais pas non plus manichéens, de leurs personnages faillibles.
Vu le 3 juin 2009, à la Salle Gaumont - Louis Feuillade