Terminator Renaissance
Réalisé par McG (2009)
| Durée | 115 minutes |
| Sortie | 03/06/2009 |
| Note | 6/10 |
En 2018, seulement quelques poches de la Résistance humaine tiennent tête à la suprématie de Skynet et ses terminators redoutables. John Connor est devenu le meneur idéologique du mouvement, qui reçoit cependant ses ordres du quartier général, caché dans les profondeurs de l'océan. Une découverte inopinée fait croire à Connor et ses hommes qu'ils tiennent entre leurs mains le moyen miraculeux pour remporter la guerre contre les machines. En même temps, Marcus Wright, un condamné à mort d'avant l'apocalypse, retrouve la vie et devient le protecteur du jeune Kyle Reese, le père venu du passé de John Connor.
Les critiques
Par Mulder 01/06/2009
Ce film contient autant de qualités que de défauts. Certes, le casting, les effets spéciaux, les décors sont de réelles réussites et nous plongent en plein champ de bataille. Mais malheureusement, le scénario aurait mérité un meilleur traitement. Le fait de ne pas avoir fait de John Connor le principal héros de cette aventure fait que nous n'arrivons pas à nous immerger totalement dans le film. Certes, le personnage de Marcus Wright permet de combler l'absence d'Arnold Schwarzenegger. Mais le fait d'avoir fait de ce rôle l'un des deux interprètes de l'action rend par delà le film caduque. Le spectateur aura l'impression de voir deux visions de la même histoire à travers ce film. De même, les combats, que tous les spectateurs attendaient, devaient se dérouler de nuit comme dans Terminator et Terminator 2 Le Jugement dernier. Ici, les scènes d'actions et de guerre sont certes bien rendues (mention spéciale au moto-Terminator), mais elles manquent cruellement de noirceur. On pourrait voir ce film comme un film de transition entre les deux sagas et par delà ce film permet aux spectateurs de découvrir les principaux éléments des films à venir, au même titre que le premier Harry Potter.
Dans la morosité actuelle, ce film est certes une bonne surprise et dépasse par de nombreux points Terminator 3 Le Soulèvement des machines. Mais au vu du budget alloué et des deux premiers opus, on avait de quoi s'attendre à un monument de la science-fiction. A défaut, nous nous retrouvons avec un honnête divertissement, qui ne restera pas comme un classique du genre.
Vu le 26 mai 2009, au Gaumont Marignan, Salle 3, en VO
Par Tootpadu 26/05/2009
Au lieu de nous propulser dans un instant crucial de la chronique de la survie précaire de la race humaine, l'histoire ressemble plus ici à un épisode quelconque d'un feuilleton de guerre. Le fil narratif a alors le plus grand mal à nous convaincre, avec son récit parallèle et les motivations des personnages point mieux développées que dans les suites bancales de Matrix. La bande son tonitruante et quelques scènes d'action plutôt bien ficelées ne suffisent plus pour ressusciter l'esprit d'une série, qui ne survit désormais que par intérêt mercantile.
Depuis toujours un terrain de jeu débordant de testostérone, où les hommes et les machines s'affrontent dans des duels virils, la saga des Terminator avait jusqu'à présent laissé une place de choix aux personnages féminins. Leur contribution s'est souvent montré décisive, lorsqu'il s'agissait de déjouer les tactiques de l'intelligence artificielle suprême. Hélas, la plupart des personnages féminins font au mieux de la figuration, puisque des comédiennes aussi talentueuses que Jane Alexander, Helena Bonham Carter, Bryce Dallas Howard et dans une moindre mesure la jeune Jadagrace, doivent se contenter ici de brèves apparitions dispensables. Seule Moon Bloodgood bénéficie d'un rôle passablement charnu, dont le côté platement romantique nous fait cependant encore plus regretter la détermination de Sarah Connor. La nervosité tendue de Christian Bale et le stoïcisme de Sam Worthington dans les rôles principaux compensent à peine les limitations notables de cette suite d'une série, qui avait connu son heure de gloire incontestable avec Terminator 2 Le Jugement dernier.
Vu le 26 mai 2009, au Gaumont Marignan, Salle 3, en VO