Une nuit à New York

Réalisé par Peter Sollett (2009)

Comédie romantique
Une nuit à New York
Durée 90 minutes
Sortie 18/03/2009
Note 7/10

Nick est en déprime des suites d’une rupture, mais les amis gays de son groupe de musique lui permettent de retrouver un fil conducteur à sa vie : ils doivent se produire sur scène le soir même. Soudain, la radio annonce que les "Where’s Fluffy" joueront, comme à leur habitude, dans un endroit tenu secret ! Aucune piste. L’histoire commence, les personnages se présentent à nous : Tris, la coupable, méprisante, se jouant de son entourage, feignant ne plus aimer Nick au point de jeter ses dernières possibilités de reconquête : ses compilations ; les mêmes qui seront récupérées dans la poubelle par Norah, une ado un peu paumée dans ses relations aux autres. Caroline, amie dépendante de Norah, cumulant anorexie, boissons alcoolisées, tenues affriolantes, assez incontrôlable en somme. Tous n’ont qu’un but : trouver LE groupe aimé de tous !! C’est sans compter sur les mésaventures qui épiceront cette tranche de vie. Nous allons de surprise en surprise, mais la plus grande est pour ces deux êtres que le Destin a décidé de réunir cette nuit à New York …

Les critiques

Par Mulder 06/04/2009

à E.

Le cinéma indépendant new yorkais est en très grande forme à témoigner cette petite production sur les déboires d'adolescents cherchant le concert de leur groupe préféré dans un lieu secret de New York. Ce film nous rappelle toute la force des comédies des années 1980 de John Hughes, comme La Folle journée de Ferris Bueller, et dresse un portrait qui sonne juste, de l’errance de ces jeunes adultes, faite des torpitudes de la vie (relation personnelle, soif de reconnaissance …). A cela, rajouter que la bande son du film est une des plus réussies que nous ayons pu entendre depuis longtemps et vous comprendrez que pour ces raisons ce film est un véritable coup de cœur de notre rédaction.

La force du film est aussi de nous interroger sur les raisons qui nous poussent à nous dépasser et à être meilleur. La plupart du temps, c’est par des activités extraprofessionnelles, comme la musique ici, ou le théâtre dans mon cas personnel, que nous pouvons réellement dévoiler notre nature profonde. Mais c’est surtout par le fait de trouver notre moitié que nous sortons grandis de notre vie. En voyant ce film, mes pensées étaient tournées vers une personne très proche, pour laquelle je me dépasse actuellement dans mon travail, et grâce à laquelle je retrouve une certaine joie de vie, comme le personnage principal de ce film.

Ce film est tout simplement l’une des plus belles réussites cinématographique de ce début d'année !

Vu le 21 mars 2009, au Gaumont Disney Village, Salle 8, en VF

★★★★★★★★☆☆ 8/10

Par Tootpadu 06/04/2009

Il y a un peu de tout pour tout le monde dans cette comédie américaine : pour les uns un protagoniste frustré qui cherche à se racheter grâce aux compilations qu'il grave sur son ordinateur, pour les autres des personnages gays valorisants, voire joyeux sans connotation déplaisante, et même quelques blagues scatologiques pour amuser la galerie. Sans oublier un florilège éclectique de chansons pendant toute la durée du film. Pour son deuxième long-métrage, après le remarquable Long way home, Peter Sollett brasse en effet large et aboutit à un film aussi sympathique que finalement inoffensif.
Le scénario d'une solidité exemplaire prend la complexité de l'amour à bras le corps. Même si toutes les conditions sont réunies pour que Norah et Nick forment le couple romantique idéal, les imprévus d'une nuit chaotique et néanmoins tout à fait banale font que le chemin vers le bonheur rose bonbon est semé d'embûches. A y regarder de près, c'est même de l'opposition entre l'amour toute-puissante et des détails d'un quotidien sans éclat particulier que naît le ton singulier du film. On ressent bien une opération de séduction méticuleusement orchestrée par la scénariste novice Lorene Scafaria et Sollett. Mais les étapes successives pour arriver à une fin heureuse et sans pompe sont imaginées avec un tel naturel désarmant, que nous nous sommes rendus sans trop de résistance, face à cette douce musique romantique.
Les comédiens généralement peu connus d'Une nuit à New York font honneur à cette virée joyeuse et indépendante dans la vie nocturne de la métropole. A leur innocence et leur idéalisme, notamment en termes musicaux, se mêle un spleen notable, issu d'une rupture douloureuse ou de la frustration de ne pas pouvoir s'affranchir de la réputation paternelle.

Vu le 6 avril 2009, au Publicis Cinémas, Salle 1, en VO

★★★★★★☆☆☆☆ 6/10

Retour à la liste des Critiques