Quelle joie de vivre
Réalisé par Tay Garnett (1938)
| Durée | 90 minutes |
| Sortie | 25/05/1938 |
| Note | 6/10 |
L’actrice Margaret Garrett est la plus grande vedette de Broadway. Elle gagne très bien sa vie grâce à ses pièces de théâtre somptueuses, qui attirent une foule nombreuse d’admirateurs. Mais Margaret Garrett est au bord de la faillite, à cause du style de vie dépensier de sa famille, qui vit à ses crochets. En plus, elle est harcelée par un fan intrépide, le jeune et beau armateur Dan Webster. Quand celui-ci risque de finir derrière les barreaux pendant six mois, parce qu’il l’a suivie une fois de trop, Margaret accepte à contre-cœur de se porter garante pour sa bonne conduite. Dan n’attendait que ça pour passer à l’étape suivante de ses manœuvres de séduction.
La critique
Par Tootpadu 30/04/2013
Prises une par une, les séquences du film de Tay Garnett sont d’une efficacité exemplaire en termes d’humour et de divertissement. Que ce soit le passage acrobatique par la piste de patins à roulettes, la beuverie dans le restaurant germanique perturbée par une voilette réticente, ou bien le procès rocambolesque, les instants jubilatoires ne manquent pas dans cette histoire au ton léger. Tellement léger en fait que les enjeux romantiques de l’intrigue deviendraient presque dispensables. La mise en scène ne s’applique pas assez pour conférer une tension cohérente à l’ensemble de ces rencontres frivoles entre Margaret et son prétendant charmant, dont l’issue par la voie matrimoniale nous importe finalement peu.
Aussi amusante et irrévérencieuse cette comédie de la grande époque du cinéma hollywoodien soit-elle, il lui manque donc cette petite étincelle qui la rendrait réellement mémorable, comme par exemple Cette sacrée vérité de Leo McCarey, sorti la même année et également avec la divine Irene Dunne. A défaut, elle sert de rappel tout à fait agréable que le système des studios des années 1930 était en mesure de sortir pratiquement à la chaîne des comédies aussi intelligentes et insouciantes que celle-ci.
Vu le 28 avril 2013, à la Cinémathèque Française, Salle Henri Langlois, en VO