Femmes de ses rêves (Les)
Réalisé par Peter Farrelly, Bobby Farrelly (2007)
| Durée | 116 minutes |
| Sortie | 28/11/2007 |
| Note | 5/10 |
A quarante ans, Eddie Cantrow est la risée de son père libidineux et de ses amis. Malgré quelques relations suivies, il n'a toujours pas franchi le pas du mariage. Quand il rencontre Lila, une femme belle et indépendante, il croit enfin avoir trouvé l'élue de son coeur. Pour lui éviter de devoir partir longtemps à l'étranger pour son travail, Eddie accepte d'épouser Lila au bout de quelques semaines d'une relation fort romantique. Mais dès le voyage en lune de miel au Mexique, il se rend compte que la personne qui est désormais sa femme lui avait caché des aspects de son caractère plutôt déplaisants. Dépité, le jeune marié réussit d'échapper à la morosité de ce séjour catastrophique grâce à Miranda, une jeune femme infiniment plus à son goût que Lila. Mais comment révéler à sa nouvelle conquête qu'il s'est tout juste marié et comment annoncer à Lila son intention de divorcer, alors qu'elle ne soupçonne guère ses infidélités ?
La critique
Par Tootpadu 31/12/2007
La plus cruciale d'entre elles est le côté antipathique du personnage principal. Ben Stiller a beau jouer à fond de son charme et les épreuves que son personnage doit traverser ont beau être humiliantes, les défauts d'Eddie Cantrow sont suffisamment nombreux pour empêcher une identification, quelqu'elle soit. Car la naïveté de Lila et sa volonté maladroite d'être une bonne épouse, ou tout au moins de correspondre à l'idée particulière qu'elle se fait de ce rôle, suffisent pour ne pas nous la rendre complètement haïssable, et ainsi justifier le comportement évasif d'Eddie. En même temps, les aspirations du protagoniste prennent progressivement la direction d'une fourberie là encore peu recommandable; une tendance scellée par sa fausse nouvelle existence qui ne lui servira qu'à commettre encore et encore les mêmes fautes.
Certes, nous avons déjà vu des pamphlets en faveur de l'immaturité et de l'irresponsabilité sentimentales moins soignés. L'application des frères Farrelly dans l'établissement d'un réseau de renvois exhaustifs est dans ce contexte particulièrement ingénieuse. La moindre réplique trouve ainsi son écho quelque part au sein du récit, comme par exemple à la fin du générique. Mais le ton généralement lourd et une trop grande confiance en un mauvais goût coincé quelque part, entre une histoire à la respectabilité factice et des trouvailles d'une vulgarité facile, mais point subversive, enlèvent une part importante de plaisir et de franche rigolade à ce film forcé.
Vu le 31 décembre 2007, à l'UGC Ciné Cité Bercy, Salle 20, en VO