Monsieur Woodcock
Réalisé par Craig Gillespie (2008)
| Durée | 87 minutes |
| Sortie | 23/07/2008 |
| Note | 4/10 |
Quand il était jeune, John Farley en a bavé dans les cours de gym de l'impitoyable Monsieur Woodcock. Obèse et peu confiant en lui-même, John était la cible parfaite du sarcasme et de l'exigence draconienne de son prof. Treize ans plus tard, ces humiliations ne sont plus qu'un lointain souvenir. John est désormais l'auteur célèbre d'un livre à succès sur le regain de confiance en soi. Au cours de la tournée de promotion, il se rend également dans sa petite ville natale, Forest Meadows dans l'état du Nebraska. Avec horreur, il doit apprendre que sa mère, veuve depuis vingt ans, sort depuis quelques mois avec le tortionnaire de sa jeunesse, le toujours aussi intransigeant Monsieur Woodcock.
La critique
Par Tootpadu 16/07/2008
Ce qui est valable pour Billy Bob Thornton l'est malheureusement tout autant pour sa partenaire dans ce film mou. Abonnée depuis une dizaine d'années aux rôles maternels, Susan Sarandon ne nous enthousiasme plus du tout avec la même vigueur que lors de sa période faste jusqu'au milieu des années 1990. Ici, elle sert d'enjeu émotionnel au duel que se livrent son fils et son amant. Sauf que son rôle est tellement rudimentaire et ignorant des ressentiments que John avait enfouis depuis si longtemps, qu'elle n'exerce aucune influence sur l'intrigue inconsistante.
Car le poids principal du film repose sur les épaules de Seann William Scott, tributaire autant des névroses de son personnage que du manque de clareté du scénario. Monsieur Woodcock ne paraît en effet pas trop savoir à quel saint se vouer. A un moment, il s'engage sur la voie de l'humour pré-pubère qui avait fait les beaux jours du début de la carrière de Scott, avec une remarque déplacée passée en boucle ou le pauvre fiston qui est le témoin involontaire des ébats sexuels entre sa mère et son ennemi juré. Et puis, le scénario paraît viser plus haut, avec des ambitions relatives à la subjectivité, qui finissent par se vautrer dans la mièvrerie des sentiments et un dénouement consensuel et fade.
Vu le 16 juillet 2008, au Metro, en VO