Ecole des dragueurs (L')

Réalisé par Todd Phillips (2007)

Comédie
Ecole des dragueurs (L')
Durée 101 minutes
Sortie 16/05/2007
Note 5/10

Roger, un contractuel sans charme à New York, manque cruellement de confiance en lui. Il n'arrête pas de se faire humilier au travail, il ne sait pas comment approcher Amanda, sa belle voisine australienne, et même les enfants défavorisés dont il s'occupe bénévolement ne veulent plus de lui. Pour l'aider à remonter la pente, un ami lui donne alors le numéro d'un mystérieux professeur P. Ce dernier organise des formations pour des perdants comme Roger, au bout desquelles chaque homme est censé prendre sa vie en main.

La critique

Par Tootpadu 23/04/2007

Un spécialiste de la comédie grand public sans trop de finesse, Todd Phillips explore dans son nouveau film le douloureux chemin d'un perdant né vers l'affirmation de soi. Le concept de l'homme qui ne dispose d'aucun atout, mais qui arrive in extremis à séduire la femme de son coeur y est décliné avec aussi peu d'humour que d'originalité. C'est principalement l'improbabilité aberrante de la plupart des situations qui pose problème, sans que cet écart notable de toute notion de réalité n'apporte un ton débridé ou joyeusement décalé.
Les occasions pour rigoler grassement ne manquent ainsi pas trop. Mais c'est un rire forcé, constamment au bord de l'humour navrant, que nous inspirent les mésaventures successives de Roger et ses comparses. La priorité du scénario, d'ailleurs de plus en plus décousu, semble en effet être la débilité la plus fade possible. De nombreuses blagues tombent alors à plat, au lieu de soutenir le lent gain d'autonomie du personnage principal. Et les quelques écarts paresseux du politiquement correct, comme les pratiques sexuelles du personnage interprété par Michael Clarke Duncan, suscitent au mieux chez nous une révolte somnolante.
Passablement divertissant, L'Ecole des dragueurs ne sait pas non plus tirer profit d'un casting qui rassemble une fournée d'acteurs abonnés aux rôles de perdant, tel Todd Louiso, sous la direction d'un Billy Bob Thornton aux traits trop tirés et à l'inspiration ici limitée. Les grimaces du visage un peu niais de Jon Heder, peu connu en France, apportent certes un minimum de sympathie à son personnage mal équipé pour la vie, mais elles ne suffisent pas pour dynamiser un film somme toute moyen.

Vu le 23 avril 2007, au Planet Hollywood Champs-Elysées, en VO

★★★★★☆☆☆☆☆ 5/10

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