Vérité si je mens ! 3 (La)
Réalisé par Thomas Gilou (2012)
| Durée | 120 minutes |
| Sortie | 01/02/2012 |
| Note | 4/10 |
Les affaires ne marchent plus comme avant à Aubervilliers. Pour chaque commerçant juif qui doit mettre la clef sous la porte, un magasin géré par des Chinois ouvre. Eddie est un des rares qui arrive à garder la tête hors de l’eau, grâce à la complicité de ses amis et employés Yvan et Dov. Quand les douanes viennent inspecter son entrepôt et trouvent une boîte de montres pas déclarée, seul l’argent de Patrick et un bon plan à l’apparence douteuse proposé par Serge pourraient lui permettre d’éviter la liquidation judiciaire. Encore faudrait-il s’arranger avec les velléités estudiantines de sa femme Sandra, les offres hostiles de son concurrent Simon qui compte bien profiter de son embarras, et le coup de cœur de Patrick pour celle qui est censée le mettre en prison pour fraude fiscale.
La critique
Par Tootpadu 15/03/2012
A l’exception du générique au style pop et synthétique, qui a dû coûter plus cher que les cachets des acteurs guère plébiscités en dehors de cet univers gentillet et rétrograde, le récit est d’une fadeur consternante. Tout juste ponctuée par l’apparition de quelques transfuges de la télévision ou de chanteurs de variété en perte de vitesse dont l’emploi assez opportuniste est sans doute censé faire sourire, l’intrigue est dépourvue du moindre iota de pertinence sociale, qui avait encore conféré un semblant de sérieux aux deux premiers films. Que l’Europe toute entière traverse une crise économique sans précédent importe apparemment peu à la narration de Thomas Gilou, qui prend au mieux cette précarité commerciale comme prétexte pour colporter des préjugés sur l’éthique de travail des Chinois et des fonctionnaires du Trésor public français, plus ringards les uns que les autres.
Très doucement en route vers les cinq millions de spectateurs, Richard Anconina, Gilbert Melki, José Garcia, Bruno Solo, et Vincent Elbaz n’ont pas eu tort de se réunir une fois de plus pour alimenter leur compte en banque et réconforter une perception caricaturale de la pluralité de la société française. Vu la qualité cinématographique quasiment inexistante de cette machine à fric, on ne nous en voudra pas trop d’espérer qu’ils en resteront là et qu’ils poursuivront une carrière en solo forcément plus stimulante et téméraire que cette réunion de « famille » tellement insipide qu’elle arrive à peine à nous agacer.
Vu le 15 mars 2012, à l’UGC Ciné Cité Bercy, Salle 24