J'veux pas que tu t'en ailles

Réalisé par Bernard Jeanjean (2007)

Comédie
J'veux pas que tu t'en ailles
Durée 85 minutes
Sortie 25/04/2007
Note 5/10

Quand votre femme se tord langoureusement au lit le matin, en chuchotant le nom d'un autre, et s'il s'avère ensuite que cet amant est votre patient, il serait temps de penser à votre couple. C'est ce qui arrive à Paul, un psychanalyste plus très jeune, qui tombe des nues, lorsqu'il apprend de la sorte que sa femme Carla le trompe. Au lieu de faire face à la situation, Paul tente de manipuler cette aventure extra-conjugale à travers ses séances avec Raphaël, l'amant insouciant.

La critique

Par Tootpadu 22/05/2007

Une idée, une seule idée pour soutenir cette comédie française, est-ce bien suffisant ? D'autant plus que nous avons pu voir une variante pas moins amusante sur le même thème l'année passée, sous la forme de Petites confidences [à ma psy]. En effet, l'intrigue et le dispositif sont bien minces dans ce deuxième film de Bernard Jeanjean, après une autre comédie modeste, mais plus agréablement enjouée (J'me sens pas belle).
Ici, les faux quiproquos prennent une allure de théâtre de boulevard malsaine. Les tentatives successives du mari éconduit ne cachent point leur nature navrante. Et seul l'amant assez immature semble tirer quelque chose de l'affaire. Son exubérance fait défaut à cette relation de couple fatiguée et sans force, dont la survie ne remplit point le spectateur d'une quelconque satisfaction. Regarder ce pauvre bonhomme cocu se tordre pendant des séances d'analyse, qui lui échappent, procure ainsi un plaisir aussi peu gratifiant que de suivre les différentes étapes d'une destruction de couple dans La Rupture.
La pauvreté du cadre et de l'histoire sont à peine rattrapé par une interprétation plutôt sympathique. Alors que l'éternelle tronche de chien battu de Richard Berry a tendance à lasser et que Judith Godrèche est bien trop rayonnante pour apporter la moindre profondeur à son personnage indécis, Julien Boisselier renvoie adroitement l'ascenseur vers un réalisateur moyen, qui avait aidé à lancer sa carrière au cours de l'été d'il y a trois ans. Même si nous attendons encore une réelle confirmation de la part de cet acteur exubérant, il campe ici un éternel adolescent comme toujours fort sympathique.

Vu le 21 mai 2007, à l'UGC Lyon Bastille, Salle 7

★★★★★☆☆☆☆☆ 5/10

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