Blood and bones
Réalisé par Yoichi Sai (2005)
Drame familial
| Durée | 144 minutes |
| Sortie | 20/07/2005 |
| Note | 4/10 |
En 1923, Kim Shun, un jeune paysan, quitte son île natale, au sud de la Corée, et débarque en bateau à Osaka, au Japon. Son obsession : faire fortune. En soixante ans, cet homme aussi brutal que charismatique connaîtra la richesse et le pouvoir, mais se condamnera à la solitude, puisqu'il n'aime que ce qu'il a détruit.
(Source Allociné)
La critique
Par Tootpadu 29/07/2005
Dès les premières minutes, avec leur musique larmoyante et leur narration prétentieuse, le ton est donné pour plus de deux très longues heures d'une épopée familiale des plus conventionnelles. Cette production japonaise, qui est censé rendre compte de la dure adaptation des immigrés coréens, se contente en effet de raconter la vie du fils d'un homme violent. Rien que le point de vue de départ pose problème, puisque le personnage par lequel nous avons accès à ce monde éprouvant est d'une passivité et d'une impuissance très fades. En même temps, le seul rôle intéressant, ce père cruel et avare, fait des apparitions épisodiques, le plus souvent pour tout casser. Ce sont d'ailleurs ces affrontements avec la figure paternelle ingrate qui rythment l'existence du prétendu personnage principal, un oisif rêveur qui s'applique à évoquer les hommes et les femmes de son entourage qui disparaissent un par un.
Profondément embourbé dans le misérabilisme, le film ne parait pas progresser, au point de répéter encore et encore les mêmes scènes conjugales. D'un côté, il y a ceux qui souffrent, de l'autre, il y a ce démon inlassable qui s'acharne d'une façon ou d'une autre pour les faire souffrir, voire les pousser à la mort. Par principe, le manichéisme n'est pas un concept narratif désuet, mais vue la façon dont il est appliqué ici, il devient très vite la source d'un ennui de longue durée. Une agonie du spectateur qui trouve une délivrance en forme d'expiration finale aussi artificielle que le cri dans Va, vis et deviens, avec quelques couches de maquillage en plus.
Enfin, la prestation de Beat Takeshi est loin de la hauteur des espérances, et ne permet pas de sauver tant soit peu ce téléfilm déguisé. Son patriarche despotique n'inspire jamais de la peur, seulement du mépris pour ses abus de pouvoir familial et social illimités.
Profondément embourbé dans le misérabilisme, le film ne parait pas progresser, au point de répéter encore et encore les mêmes scènes conjugales. D'un côté, il y a ceux qui souffrent, de l'autre, il y a ce démon inlassable qui s'acharne d'une façon ou d'une autre pour les faire souffrir, voire les pousser à la mort. Par principe, le manichéisme n'est pas un concept narratif désuet, mais vue la façon dont il est appliqué ici, il devient très vite la source d'un ennui de longue durée. Une agonie du spectateur qui trouve une délivrance en forme d'expiration finale aussi artificielle que le cri dans Va, vis et deviens, avec quelques couches de maquillage en plus.
Enfin, la prestation de Beat Takeshi est loin de la hauteur des espérances, et ne permet pas de sauver tant soit peu ce téléfilm déguisé. Son patriarche despotique n'inspire jamais de la peur, seulement du mépris pour ses abus de pouvoir familial et social illimités.
Vu le 29 juillet 2005, à l'UGC Ciné Cité Les Halles, Salle 8, en VO
★★★★☆☆☆☆☆☆
4/10