Mon petit doigt m'a dit
Réalisé par Pascal Thomas (2005)
Comédie
| Durée | 107 minutes |
| Sortie | 13/04/2005 |
| Note | 5/10 |
Pourquoi Madame Rose Evangelista a-t-elle prématurément quitté la maison de retraite où Bélisaire et Prudence Beresford sont venus voir leur tante Ada ? Et pourquoi cette vieille dame un peu toquée faisait-elle allusion à un enfant emmuré dans une cheminée ? L'affaire se complique quand, voulant lui restituer un tableau qu'elle avait offert à leur parente, Bélisaire et Prudence s'aperçoivent qu'il est impossible de retrouver sa trace...
(Source Allociné)
La critique
Par Tootpadu 31/05/2005
Il y a bien longtemps que nous avions plus entendu des pointes aussi assassines au cinéma. Pas une séquence dans cette comédie policière un peu vieillotte où l'esprit de l'écriture ne nous pondrait au moins une réplique qui fait mouche. D'observation ironique en blague pas du tout correcte (l'effet masque à gaz), l'éclat des mots fait alors avancer en sursauts un récit qui dispose autrement d'une certaine mollesse.
Pascal Thomas est en effet un réalisateur qui prend trop son temps et qui se retrouve, par conséquent, sur le pied de guerre avec le rythme de sa narration. Entre les bouffées d'oxygène que constituent les remarques mémorables, l'histoire s'éternise. Ce qui est bien un comble pour une intrigue policière. Certes, chez Agatha Christie, la réflexion prime toujours sur l'action, mais cette démarche cérébrale prend ici carrément des allures de somnolence. Aucune satisfaction n'est alors à tirer de l'enquête de l'épouse excentrique, qui se termine comme elle avait commencé : mollement.
Le même sentiment de déception modérée se retrouve du côté de l'interprétation, puisque le couple Frot/Dussollier manque d'être à la hauteur des attentes. Après cinq films en un an, Catherine Frot ne laisse qu'une interprétation mémorable, dans Vipère au poing, et beaucoup trop de variations autour du même rôle d'une femme farfelue. Enfin, ce n'est pas la résurrection de vedettes d'antan (Bujold, Terzieff, Kaprisky et Alexandra Stewart) dans des emplois bien trop courts qui vont donner de la saveur à ce film bien trop sage.
A voir pour l'humour caustique et en dépit d'un ton sans vigueur !
Pascal Thomas est en effet un réalisateur qui prend trop son temps et qui se retrouve, par conséquent, sur le pied de guerre avec le rythme de sa narration. Entre les bouffées d'oxygène que constituent les remarques mémorables, l'histoire s'éternise. Ce qui est bien un comble pour une intrigue policière. Certes, chez Agatha Christie, la réflexion prime toujours sur l'action, mais cette démarche cérébrale prend ici carrément des allures de somnolence. Aucune satisfaction n'est alors à tirer de l'enquête de l'épouse excentrique, qui se termine comme elle avait commencé : mollement.
Le même sentiment de déception modérée se retrouve du côté de l'interprétation, puisque le couple Frot/Dussollier manque d'être à la hauteur des attentes. Après cinq films en un an, Catherine Frot ne laisse qu'une interprétation mémorable, dans Vipère au poing, et beaucoup trop de variations autour du même rôle d'une femme farfelue. Enfin, ce n'est pas la résurrection de vedettes d'antan (Bujold, Terzieff, Kaprisky et Alexandra Stewart) dans des emplois bien trop courts qui vont donner de la saveur à ce film bien trop sage.
A voir pour l'humour caustique et en dépit d'un ton sans vigueur !
Vu le 30 mai 2005, à l'UGC Ciné Cité Les Halles, Salle 7
★★★★★☆☆☆☆☆
5/10