Shane Black's Kiss kiss, bang bang
Réalisé par Shane Black (2005)
Comédie
| Durée | 103 minutes |
| Sortie | 14/09/2005 |
| Note | 6/10 |
Harry Lockhart, voleur en fuite, se retrouve accidentellement au beau milieu d'un casting de polar Hollywoodien. Afin de préparer au mieux son rôle, il fait équipe avec un détective privé sans foi ni loi et une comédienne en herbe. Ils finiront par se retrouver impliqués dans une réelle et mystérieuse affaire de meurtre.
(Source Allociné)
La critique
Par Tootpadu 29/09/2005
Shane Black est un des rares scénaristes à Hollywood qui dispose d'un style reconnaissable et personnel. Il n'est alors nullement surprenant de trouver ici quelques ressemblances avec Au revoir à jamais, le recours systématique aux gros mots en moins, l'arrogance nombriliste en plus. Black excelle en fait à créer un monde bourré d'influences et d'improbabilités, qui tient néanmoins debout, grâce à la vivacité d'esprit de son écriture. Même avant son passage à la réalisation, il n'était point un modèle d'originalité, mais plutôt un arrangeur très doué, quelqu'un qui peut vous ressortir une situation que vous avez déjà vue des dizaines de fois et qui garde un air frais et inspiré.
Le pastiche enjoué des films noirs qu'il nous présente ici balaie aisément quelques imperfections stylistiques (l'interruption du récit, une voix off trop en dehors de la fiction) par son ton fortement divertissant. L'intrigue a beau être nébuleuse, voire grotesque, il y a toujours une petite exagération amusante, une réplique volontairement hilarante qui la feront avancer à grands pas, sans s'inquiéter des éventuelles incohérences. L'écriture de Shane Black s'en donne à coeur joie, au point de laisser la mise en scène légèrement en pilote automatique dans les collines huppées de Los Angeles.
Le destin de notre narrateur et protagoniste gagne une dimension supplémentaire par le jeu inspiré de Robert Downey Jr.. Au lieu de tomber dans le cercle vicieux de ses cabotinages habituels, il dresse le portrait convaincant d'un homme sur la pente descendante, qui mûrit curieusement à travers des événements farfelus. Nous n'en pouvons pas dire autant de Val Kilmer qui se trouve fortement bridé par un rôle de homo, certes amusant, mais un peu trop insistant sur l'orientation du personnage.
Le pastiche enjoué des films noirs qu'il nous présente ici balaie aisément quelques imperfections stylistiques (l'interruption du récit, une voix off trop en dehors de la fiction) par son ton fortement divertissant. L'intrigue a beau être nébuleuse, voire grotesque, il y a toujours une petite exagération amusante, une réplique volontairement hilarante qui la feront avancer à grands pas, sans s'inquiéter des éventuelles incohérences. L'écriture de Shane Black s'en donne à coeur joie, au point de laisser la mise en scène légèrement en pilote automatique dans les collines huppées de Los Angeles.
Le destin de notre narrateur et protagoniste gagne une dimension supplémentaire par le jeu inspiré de Robert Downey Jr.. Au lieu de tomber dans le cercle vicieux de ses cabotinages habituels, il dresse le portrait convaincant d'un homme sur la pente descendante, qui mûrit curieusement à travers des événements farfelus. Nous n'en pouvons pas dire autant de Val Kilmer qui se trouve fortement bridé par un rôle de homo, certes amusant, mais un peu trop insistant sur l'orientation du personnage.
Vu le 29 septembre 2005, à l'UGC Ciné Cité Les Halles, Salle 23, en VO
★★★★★★☆☆☆☆
6/10