Coup d'éclat
Réalisé par Brett Ratner (2005)
Thriller
| Durée | 97 minutes |
| Sortie | 09/02/2005 |
| Note | 5/10 |
Coup d'éclat commence là où s'achèvent la plupart des films ayant pour héros des cambrioleurs.
Max et Lola s'enfuient dans un paradis tropical pour enfin profiter du fruit de leur coupable entreprise. Bien décidés à mener une vie de luxe après avoir multiplié les coups, ils coulent des jours paisibles jusqu'à ce que l'agent du FBI qui rêve de les coffrer retrouve leur trace, convaincu qu'ils s'apprêtent à dérober un des plus gros diamants du monde lors de leur croisière...
(Source Allociné)
La critique
Par Tootpadu 14/02/2005
Faire perdurer sa carrière d'acteur parallèlement au rôle emblématique de James Bond n'est pas un exercice facile. A côté de Sean Connery qui a su varier ses rôles jusqu'à son couronnement en forme d'un Oscar pour Les Incorruptibles, les trois anciens agents secrets pâlissent presque lamentablement. Ni Roger Moore, ni George Lazenby, ni Timothy Dalton, n'ont en effet su aspirer à une filmographie assez étouffée et bonne pour rester dans les annales en dehors du personnage fatidique. Pour le dernier Bond en date, jusqu'à l'annonce du nouveau, sans cesse repoussée, le constat peut être un peu plus clément. S'il ne chasse pas des méchants mégalomanes à travers la planète à coups de gadgets clinquants, il s'est de toute évidence résigné à partager son temps entre de petites productions au flair irlandais (Evelyn), des comédies romantiques (Une affaire de coeur) ou des films de voleurs ou d'espions, à l'opposé de l'image impeccable de Bond (Tailor of Panama).
Cette comédie sympathique tombe dans la dernière catégorie, un cadre qu'elle ne cherche guère à révolutionner. Le casse en lui-même n'a en effet que peu d'importance, ce qui compte davantage ici, ce sont les motivations des personnages. On assiste alors à un changement continuel et plaisant de situations, qui ont pour centre la relation ambiguë entre l'as des voleurs et l'agent fédéral qui le pourchasse sans succès. A mi-chemin entre la camaraderie respectueuse et la méfiance féroce, avec quelques éléments homosexuels pas vraiment convaincants, ce rapport conflictueux fait presque oublier la légèreté de l'intrigue. Joué avec un malin plaisir par Brosnan et Harrelson, cet échange imprévisible rend en effet le film plus divertissant qu'il n'est, en fin de compte.
Sans véritable point de vue, toute l'oeuvre s'adonne en effet à l'exposition d'une beauté apparente et creuse. A commencer par la photographie soignée de Dante Spinotti, qui capte joliment le paradis de tout vacancier, en tout cas avant la catastrophe d'il y a bientôt deux mois. Devant son objectif, Salma Hayek est simplement sublime et le décor exotique est renforcé efficacement par une bande originale rythmée du vétéran Lalo Schifrin. Mais bon, avec tout ce plaisir pour les yeux et les oreilles, notre cerveau de spectateur a parfois tendance à s'endormir, tellement le film est superficiellement beau et mou.
Cette comédie sympathique tombe dans la dernière catégorie, un cadre qu'elle ne cherche guère à révolutionner. Le casse en lui-même n'a en effet que peu d'importance, ce qui compte davantage ici, ce sont les motivations des personnages. On assiste alors à un changement continuel et plaisant de situations, qui ont pour centre la relation ambiguë entre l'as des voleurs et l'agent fédéral qui le pourchasse sans succès. A mi-chemin entre la camaraderie respectueuse et la méfiance féroce, avec quelques éléments homosexuels pas vraiment convaincants, ce rapport conflictueux fait presque oublier la légèreté de l'intrigue. Joué avec un malin plaisir par Brosnan et Harrelson, cet échange imprévisible rend en effet le film plus divertissant qu'il n'est, en fin de compte.
Sans véritable point de vue, toute l'oeuvre s'adonne en effet à l'exposition d'une beauté apparente et creuse. A commencer par la photographie soignée de Dante Spinotti, qui capte joliment le paradis de tout vacancier, en tout cas avant la catastrophe d'il y a bientôt deux mois. Devant son objectif, Salma Hayek est simplement sublime et le décor exotique est renforcé efficacement par une bande originale rythmée du vétéran Lalo Schifrin. Mais bon, avec tout ce plaisir pour les yeux et les oreilles, notre cerveau de spectateur a parfois tendance à s'endormir, tellement le film est superficiellement beau et mou.
Vu le 14 février 2005, à l'UGC Ciné Cité Bercy, Salle 15, en VO
★★★★★☆☆☆☆☆
5/10