Cheval de fer (Le)
Réalisé par Pierre William Glenn (1975)
Documentaire sportif
| Durée | 111 minutes |
| Sortie | 02/04/1975 |
| Note | 6/10 |
La participation d'une petite dizaine de pilotes français au circuit continental du championnat du monde de moto, en 1974.
La critique
Par Tootpadu 31/05/2004
Un témoignage percutant de l'histoire récente, ce documentaire de courses moto nous révèle à la fois les constantes et les changements survenus ces trente dernières années. Car, en dehors de l'intérêt qu'il réussit à susciter pour une discipline pas si populaire que cela, le film étonne surtout par une continuité des mêmes thèmes et préoccupations qui régissent encore le monde des courses d'aujourd'hui. En effet, ce sport est toujours aussi dangereux et coûteux, et les magouilles en coulisses sont toujours aussi sournoises. Par contre, ce qui a disparu, en plus des coiffures ahurissantes, c'est l'esprit plutôt bon-enfant entre les concurrents français, ainsi que, par l'augmentation des enjeux et des moyens, le caractère semi-professionnel de l'entreprise. Tandis que tout semble excessivement calibré dans ce milieu de nos jours, le chaos par intermittences, dans lequel s'est déroulé la compétition décrite laisse rêveur, même si le songe tourne parfois au cauchemar.
Rien d'étonnant à ce que le film d'un cinéaste qui est principalement un chef-opérateur de renom soit visuellement intrigant. Alors que l'on est prêt à pardonner les intertitres parfois trop insistants et surtout trop rapides, on ne peut qu'admirer certaines trouvailles du côté de l'image comme le départ de la course yougoslave ou le générique frénétiquement rythmé. S'intéressant autant à la vie quotidienne qui entoure la compétition qu'à cette dernière, Glenn a opéré un choix judicieux qui rend admirablement hommage à ces héros d'une autre époque.
A voir avec 1974, une partie de campagne de Raymond Depardon, pour un retour nostalgique vers une France bien différente de l'état des lieux actuel.
Rien d'étonnant à ce que le film d'un cinéaste qui est principalement un chef-opérateur de renom soit visuellement intrigant. Alors que l'on est prêt à pardonner les intertitres parfois trop insistants et surtout trop rapides, on ne peut qu'admirer certaines trouvailles du côté de l'image comme le départ de la course yougoslave ou le générique frénétiquement rythmé. S'intéressant autant à la vie quotidienne qui entoure la compétition qu'à cette dernière, Glenn a opéré un choix judicieux qui rend admirablement hommage à ces héros d'une autre époque.
A voir avec 1974, une partie de campagne de Raymond Depardon, pour un retour nostalgique vers une France bien différente de l'état des lieux actuel.
Vu le 31 mai 2004, au Cinéma des Cinéastes, Salle 1
★★★★★★☆☆☆☆
6/10