Mauvaise éducation (La)
Réalisé par Pedro Almodovar (2004)
Drame
| Durée | 105 minutes |
| Sortie | 12/05/2004 |
| Note | 6/10 |
Deux garçons, Ignacio et Enrique, découvrent l'amour, le cinéma et la peur dans une école religieuse au début des années soixante. Le père Manolo, directeur de l'institution et professeur de littérature, est témoin et acteur de ces premières découvertes.
Les trois personnages se reverront deux autres fois, à la fin des années 70 et en 1980. Cette deuxième rencontre marquera la vie et la mort de l'un d'entre eux.
(Source Allociné)
La critique
Par Tootpadu 22/06/2004
A défaut de nous passionner, Pedro Almodovar nous intrigue une fois de plus avec son 15ème long-métrage. Seulement sur les bords une critique des actes pédophiles du clergé, ce récit à tiroirs multiples fonctionne bien plus comme un suspense sentimental au cours duquel chaque personnage change de sens au moins une fois. Ainsi, le film dans le film se mélange avec l'histoire cadre qui, elle non plus, n'est pas ce qu'elle prétend être. Le style très assuré, au goût de luxe, d'Almodovar nous guide alors à travers ce labyrinthe de ruses, d'ambitions, de nostalgie et de vengeance.
Exclusivement un film d'hommes, le scénario ne fait pourtant pas de l'amour homosexuel et des abus pédophiles son fer de lance. Tellement la mécanique des histoires entrecoupées est forte, que l'on en oublierait presque l'absence des femmes, une affirmation encore plus vraie en vue de la beauté plastique que la photo très travaillée tire des acteurs.
Mis à part le coup de maître qu'était Tout sur ma mère, l'oeuvre d'Almodovar se crée plus comme un corpus d'un ensemble de films assez homogènes qui traitent tous à peu près des mêmes thèmes de l'identité des êtres et des désirs. Dans ce sens, La Mauvaise éductaion est une pièce supplémentaire dans l'oeuvre d'une très grande qualité du maître ibérique, qui figure d'ailleurs parmi un groupe très réduit de réalisateurs dont, selon notre humble avis, aucun film n'est raté.
Exclusivement un film d'hommes, le scénario ne fait pourtant pas de l'amour homosexuel et des abus pédophiles son fer de lance. Tellement la mécanique des histoires entrecoupées est forte, que l'on en oublierait presque l'absence des femmes, une affirmation encore plus vraie en vue de la beauté plastique que la photo très travaillée tire des acteurs.
Mis à part le coup de maître qu'était Tout sur ma mère, l'oeuvre d'Almodovar se crée plus comme un corpus d'un ensemble de films assez homogènes qui traitent tous à peu près des mêmes thèmes de l'identité des êtres et des désirs. Dans ce sens, La Mauvaise éductaion est une pièce supplémentaire dans l'oeuvre d'une très grande qualité du maître ibérique, qui figure d'ailleurs parmi un groupe très réduit de réalisateurs dont, selon notre humble avis, aucun film n'est raté.
Vu le 22 juin 2004, à l'UGC Ciné Cité Les Halles, Salle 8, en VO
★★★★★★☆☆☆☆
6/10