
| Titre original: | Vagues invisibles |
| Réalisateur: | Pen-Ek Ratanaruang |
| Sortie: | Cinéma |
| Durée: | 119 minutes |
| Date: | 12 juillet 2006 |
| Note: | |
Kyoji, un cuisinier japonais, doit quitter Hong Kong après avoir assassiné la femme de son patron. C'est ce dernier qui a ordonné le meurtre et c'est également lui qui se charge de la fuite de Kyoji sur un vieux paquebot en route vers Phuket.
Critique de Tootpadu
L'étrangeté prédomine dans ce film thaïlandais assez particulier, entre le rêve et une réalité franchement bizarre. Rien que la structure en trois, voire quatre parties disparates bouscule notre regard habitué à un rythme et une narration bien plus organiques. Alors que l'introduction autour du meurtre et la longue conclusion à Phuket avec un nombre trop élevé de revirements laissent plutôt perplexes, la partie centrale à bord d'un bateau fantomatique intrigue davantage.
Impossible de ne pas y reconnaître une référence appuyée au Shining de Stanley Kubrick, à travers une atmosphère oppressante très semblable au climat malsain qui infecte l'Overlook Hotel. Un hommage qui se poursuit plus tard par le biais du mythique "Redrum" inscrit sur une glace à l'hôtel en Thaïlande. Toutefois, Pen-Ek Ratanaruang va trop loin dans ses allusions aux forces maléfiques, puisque les chiffres diaboliques ou les personnages liés symboliquement à l'enfer font leur apparition un peu partout à partir d'un certain moment.
En fin de compte, ces Vagues invisibles se brisent avec une insistance exagérée, véhiculée par des compositions de plan alambiquées, aux multiples corps découpés et vues obstruées, contre une mise en scène trop énjouée et détendue à la fois.
Vu le 8 juin 2006, au Club 13, en VO
Note de Tootpadu: