20 ans d'écart
Réalisé par David Moreau (2013)
| Durée | 92 minutes |
| Sortie | 06/03/2013 |
| Note | 5/10 |
Alice et Balthazar se rencontrent lors d’un vol retour du Brésil. Elle est proche de la quarantaine, mère divorcée qui vit très bien sa solitude puisque elle investit toute son énergie dans son travail de rédactrice pour un magazine de mode. Lui est un étudiant en architecture au début de la vingtaine, qui aime les femmes mûres. Alice ne prête pas plus attention que ça à ce jeune homme maladroit. Une clé USB oubliée dans l’avion et une deuxième rencontre plus tard, ses collègues jasent pourtant sur la relation qu’elle entretiendrait avec lui. Puisque cette romance hors des sentiers battus paraît plaire au patron d’Alice, qui lui reproche d’être trop coincée et sérieuse pour remporter une prochaine promotion, elle s’empresse de revoir Balthazar et de le faire passer pour son amant.
La critique
Par Tootpadu 28/02/2013
Avant que l’amour entre Alice et Balthazar n’éclate au grand jour au bout de près de cinquante minutes de film, le scénario opère une mise en place plutôt laborieuse. En effet, ce ne sont pas les sentiments qui animent l’action du personnage féminin, mais un stratagème tordu afin de donner un coup de jeune à son image, en perte de vitesse au sein d’une rédaction où l’apparence prime sur la consistance. La naïveté et la timidité de son amant prétendu conviennent parfaitement à cette ruse, d’autant plus cruelle que Balthazar n’en croit pas sa chance d’avoir pu séduire la femme qui correspond à son fantasme. Hélas, de ce décalage entre le calcul froid de l’une et l’idéalisme romantique de l’autre ne naît aucun humour malicieux. Au contraire, pour tenter de former un couple à peu près ordinaire et solide, ils devront se retrouver sur le terrain ennuyeux d’un consensus, qui permettra à Alice de réaliser ses vrais projets personnels.
Pas déplaisante, mais nullement transcendante non plus, cette comédie est assez avare en moments jubilatoires. Il faudra en effet attendre l’apparition tardive de Blanche Gardin en photographe tyrannique auprès duquel tout le monde est aux petits soins pour y apporter un peu de saveur. C’est hélas trop peu pour nous enthousiasmer, en dépit du charme juvénile de Pierre Niney. Quant à Virginie Efira, avec ses cinq ans de moins que son personnage, elle paraît bien trop pimpante pour être totalement crédible en tant que femme au bord de la crise de la quarantaine.
Vu le 27 février 2013, à la Salle Pathé François 1er