30 beats
Réalisé par Alexis Lloyd (2012)
| Durée | 88 minutes |
| Sortie | 21/03/2012 |
| Note | 5/10 |
C’est l’été à New York, la saison idéale pour un déchaînement incontrôlé des cœurs et des libidos. Julie cherche à perdre sa virginité auprès d’Adam, un ami de sa sœur. Ce dernier a des problèmes de virilité qu’il espère surmonter grâce à l’intervention de la voyante Erika. Celle-ci voit régulièrement le coursier Diego pour un plan sans attaches. Or, Diego est tombé amoureux d’une femme mystérieuse, Laura, qui convoite pour sa part son chiropracteur Matt. Celui-ci préfère partir en week-end avec l’actrice française Kim, qui travaille la nuit en tant que standardiste dans un hôtel de luxe. Un de ses clients est le politicien Julian, adepte des pratiques de soumission qu’il exauce auprès de la prostituée Alice. Cette dernière voudrait changer de métier, après avoir dépucelé son dernier client, Sean, qui est le meilleur ami de Julie.
La critique
Par Tootpadu 07/03/2012
La légèreté du ton fait donc la force, et en même temps la faiblesse, de 30 beats, qui consiste essentiellement en une série d’aventures mi-romantiques, mi-sexuelles sans lendemain. L’enchaînement entre les différents épisodes se fait avec une désinvolture, qui ne laisse apparaître aucune autre finalité dramatique que l’obligation de boucler la boucle, en revenant à la fin au personnage par lequel cette suite de contes estivaux avait commencé. Le récit passe ainsi pratiquement du coq à l’âne, de la quête d’un amour absolu à des séances de kiné en guise de tentative de séduction d’une nymphomane, d’un rendez-vous galant avorté à l’assouvissement de fantasmes de soumission tordus. Il n’y existe aucun fil conducteur suffisamment solide pour rendre ces scénettes, parfois graves, parfois frivoles, cohérentes entre elles, voire investies d’un point de vue commun en mesure d’exprimer un commentaire pertinent sur la vie amoureuse des habitants de New York.
Nous nous retrouvons donc en fin de compte face à un film inégal, qui brille ou qui sombre en fonction du potentiel de charme de ceux et de celles qui interprètent ces amoureux transis. Alors que les retrouvailles avec Jennifer Tilly en médium désabusé sont des plus jubilatoires et que la découverte d’acteurs aussi séduisants que Jason Day et Ben Levin nous aura au moins permis de nous rincer abondamment l’œil, il manque à ce film gentillet un aspect innovant qui en ferait autre chose qu’un retardataire – ou bien un retour inespéré à la normalité de la vie citadine à New York – par rapport à ces bluettes sans conséquences, qui nous avaient déjà passablement ennuyés il y a quinze ans.
Vu le 5 mars 2012, à la Salle Pathé Lamennais, en VO