Tricheuse

Réalisé par Jean-François Davy (2009)

Comédie romantique
Tricheuse
Durée 92 minutes
Sortie 15/07/2009
Note 4/10

La jeune avocate d'affaires Clémence Vallardin vient de se mettre à son compte, dans son nouveau et bel appartement à Paris. Toutefois, les avances trop insistantes de son prof de gym Cédric lui pèsent. Afin de calmer les ardeurs de son prétendant, elle demande à Farid, venu chez elle pour accorder le piano que Cédric vient de lui offrir, de se faire passer pour son mari. Ce mensonge de circonstance s'avère également très utile, lorsqu'il faut convaincre Maurice Dulac, l'excentrique propriétaire de l'appartement, qui déteste les célibataires, que Clémence n'en est pas une. Pour rendre son imposture plus crédible, Clémence propose à Farid de s'installer chez elle avec ses deux filles adolescentes.

La critique

Par Tootpadu 15/04/2009

L'été est traditionnellement la saison pendant laquelle bon nombre de films autrement invendables sont lâchés sur un public léthargique. Tel est le cas de cette comédie navrante, qui sortira très opportunément pour profiter de la Fête du Cinéma à rallonges. Car même à trois euros, Tricheuse ne vaut pas l'investissement temporel. Accablé d'un scénario qui passe sans la moindre légèreté du coq à l'âne, ce film est un exemple tristounet de la qualité douteuse de la plupart des comédies françaises.
Pas assez d'une intrigue tirée par les cheveux, le scénario s'improvise aussi fort maladroitement en reflet d'une société en pleine évolution. Entre des députés forcément véreux et le rôle prépondérant et péniblement convenu des immigrés, on y trouve ainsi une sélection de personnages nourris exclusivement à la soupe aux clichés. Rien ne sonne juste dans la quête improbable de Clémence de se débarrasser d'un amoureux collant, directement sorti d'un feuilleton pitoyable, tout en gardant son appartement huppé et en réglant les problèmes de son entourage à coups de plaidoiries magiques.
Enfin, le réalisateur Jean-François Davy, encore moins inspiré que dans son film précédent, Les Aiguilles rouges, a puisé profondément dans sa trousse de vieilles connaissances du cinéma populaire français du siècle passé. Il fait défiler mollement Patrick Bouchitey, Michel Duchaussoy, Rufus ou encore Bernadette Lafont, sans que ces présences gratuites amélioreraient d'une façon ou d'une autre la facture très quelconque de cette comédie sans charme.

Vu le 14 avril 2009, à la Salle Pathé Lamennais

★★★★☆☆☆☆☆☆ 4/10

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