Horror stories
Réalisé par Hong Ji-young, Im Dae-woong (2011)
| Durée | 108 minutes |
| Sortie | 30/11/2011 |
| Note | 4/10 |
Une jeune femme séquestrée par un psychopathe va jouer sa survie en lui racontant des histoires terrifiantes. En quatre histoires oppressantes et insolites, décortiquant les travers de la société du Pays du Matin Calme, les réalisateurs de Horror stories dressent un constat social sévère, violent mais aussi atrocement ludique !
La critique
Par Mulder 12/12/2012
Le principal défaut des films à tiroirs multiples est le manque d’harmonisation et de liaisons entre les différentes histoires racontées. A mes yeux, hormis le cultissime film La Quatrième dimension rendant hommage à une série incontournable, celui qui est l’exemple parfait de ce type est le film Trick r Treat de Michael Dougherty et produit par Bryan Singer. Horror stories n’arrive pas à retenir totalement notre intérêt et semble malgré tout vouloir faire du thème de la peur une vision très réaliste à notre grand regret.
La première histoire passée, l’introduction nous renvoie aux films de tueur en série classiques semant la peur dans un appartement où deux jeunes enfants vont devoir affronter leur peur pour survivre. Seul le climax très angoissant arrive à retenir notre attention. Le second reprend le thème d’un lieu restreint et fait s’opposer dans un avion une hôtesse de l’air à un dangereux psychopathe qui s’échappant de la garde des agents de police devant l’amener à son lieu de procès finira par massacrer pratiquement tout l’équipage. Rien de bien nouveau ici. Le troisième segment sûrement le plus intéressant et réussi nous conte les déboires d’une jeune femme qui doit épouser un riche chirurgien esthétique et qui se retrouve emprisonnée par sa belle-mère afin que cette dernière puisse proposer à la place la main de sa propre fille à cet homme. Très bien réalisé, ce segment traite du cannibalisme étant donné que l’homme en question mange ses femmes pour garder sa jeunesse. Enfin, le dernier sketch traite de la fin du monde où les zombies pullulent et dans lequel une femme va devoir dans une ambulance tenter de rester en vie. Ce segment par manque d’un scénario convenable et faute de moyens s’étire en longueur et nous semble guère séduisant.
Ces quatre segments, aussi variés soient-ils, n’arrivent pas à nous conquérir et s’oublient aussitôt vu. On ne saura donc trop vous conseiller de voir Doomsday book plutôt que ce film.
Vu le 25 novembre 2012, au Paramount Opéra, Salle 3, en VO