Francine
Réalisé par Brian M. Cassidy, Melanie Shatzky (2011)
| Durée | 75 minutes |
| Sortie | 30/11/2011 |
| Note | 3/10 |
Tout juste sortie de prison, Francine trouve du travail dans une animalerie. Licenciée peu de temps après, elle en trouve un autre dans une étable à chevaux. Son collègue Ned, un ancien alcoolique, lui fait des avances, mais elle le repousse. Elle préfère prendre soin des animaux qu’elle recueille chez elle.
Les critiques
Par Mulder 11/09/2012
Voici le seul film de la compétition officielle qui a vu une bonne partie de la salle du C.I.D. en sortir lors du festival de Deauville et à se faire huer et siffler. Heureusement qu’il ne durait que soixante-quinze minutes, car plus aurait été impossible. Scénario inconsistant, mise en scène déplorable, actrice principale en roue libre et mutique, photo laide, voici ce que l’on peut dire de ce film raté et à éviter.
Ce n’est pas en prenant une actrice oscarisée (Fighter) et en la mettant dans toutes les scènes que l’on peut retenir l’attention du public, surtout si le couple de réalisateurs n’arrive pas à la diriger et la mettre en valeur.
Le cinéma indépendant est certes un cinéma n’ayant pas les mêmes moyens, mais produire de tels films sans consistance est une vraie perte de temps et d’énergie.
Vu le 5 septembre 2012, au C.I.D., Deauville, en VO
Par Tootpadu 07/09/2012
Francine n’est ni une œuvre grotesque, en dépit du narcissisme déroutant de l’interprétation de Leo, ni un essai contemplatif sur la solitude des gens, qui doivent chercher du réconfort dans la religion, le sexe, ou une relation excessive avec les animaux. C’est juste une aberration cinématographique, un film qui n’a rien à dire et qui s’acquitte même de cette tâche guère difficile sans la moindre subtilité. Il nous a inspiré une profonde indifférence, tant l’enchaînement des séquences reste dans le flou d’un mouvement qui boucle in extremis le cercle vicieux dans lequel le fanatisme de Francine enferme cette femme marginale.
Montrer la précarité affective et matérielle d’une femme isolée n’est pas impossible, comme le film français Louise Wimmer de Cyril Mennegun et le jeu intense de Corinne Masiero l’avaient montré en début de cette année. Entre les mains des deux réalisateurs Brian M. Cassidy et Melanie Shatzky – entièrement soumis aux frasques de la vedette qui a daigné dévoiler toute sa folie dans ce film très fade –, pareille difficulté d’insertion devient cependant la métaphore pénible d’une partie du cinéma indépendant américain, qui a trop tendance à se morfondre dans un nombrilisme agaçant.
Vu le 6 septembre 2012, au Casino, Deauville, en VO