My Name is Hallam Foe
Réalisé par David Mackenzie (2008)
| Durée | 95 minutes |
| Sortie | 09/07/2008 |
| Note | 6/10 |
Le jeune Hallam Foe a été traumatisé par la mort de sa mère, qui a disparu dans le lac près de la demeure familiale en Ecosse. Depuis, Hallam soupçonne sa belle-mère Verity, l'ancienne secrétaire de son père, d'y être pour quelque chose. La situation devient insoutenable, lorsque sa soeur part pour l'Australie et que Hallam se retrouve seul avec ses parents, hanté par les fantômes du passé et son besoin maladif d'épier les autres. Il s'enfuit alors à Edimbourg, où il rencontre Kate, la jeune responsable des ressources humaines dans un hôtel de luxe, qui ressemble étrangement à sa mère.
La critique
Par Tootpadu 05/05/2008
Depuis son film précédent Young Adam, David Mackenzie a l'habitude des personnages et univers atypiques, ainsi que des relations sentimentales, qui défient les conventions sexistes de la fiction consensuelle. Après le couple de bateliers improbable, formé par Tilda Swinton et Ewan McGregor, voici un autre pas moins inhabituel, qui englobe en quelque sorte les deux extrêmes de l'apprentissage sexuel et sentimental, entre l'idéalisme avant la première rencontre et la désillusion suite à trop de compromis.
Le style toujours un peu décousu du réalisateur convient par contre mieux à cette histoire peu banale qu'à son oeuvre précédente, dans nos souvenirs marquée par une mollesse peu excitante. Le montage nerveux et la structure narrative fébrile reflètent ainsi plutôt adroitement l'état d'esprit de l'adolescent maladivement marqué par la mort prématurée et mystérieuse de sa mère. Comme toujours, Jamie Bell habite ce personnage a priori peu sympathique avec une intensité, une sincérité et une mélancolie, qui le rendent attachant, en dépit de ses délires de chasseur d'une autre époque.
Vu le 30 avril 2008, au Club de l'Etoile, en VO