Papas du dimanche (Les)
Réalisé par Louis Becker (2012)
| Durée | 89 minutes |
| Sortie | 25/01/2012 |
| Note | 5/10 |
L’ingénieur naval Antoine quitte sa femme, quand il apprend qu’elle le trompe avec son associé. Il s’installe chez son meilleur ami Léo, le temps de sortir du trou existentiel dans lequel cette séparation l’a plongé. Désormais, tout ce qui compte pour lui, ce sont ses trois enfants : Alice, Vincent et Nine. Pour redémarrer sur de nouvelles bases, Antoine déménage dans la maison de son enfance sur la côte, où il accueille un week-end sur deux ses enfants. Cette responsabilité l’empêche de se réengager sérieusement dans une nouvelle relation avec l’avocate Jeanne, qui élève, elle aussi, seule son fils.
La critique
Par Tootpadu 18/01/2012
Il n’est pas à nous de juger la sensibilité peu ferme qui se manifeste dans un film aussi passe-partout que celui-ci. En choisissant de réaliser lui-même ce petit drame familial tout droit sorti du vécu de tant de couples séparés, Louis Becker n’a sans doute pas voulu frapper un grand coup, mais plutôt rester fidèle à l’esprit inoffensif du scénario. Du début jusqu’à la fin du film, le récit court par conséquent le risque sérieux de se faire happer par une fadeur narrative, qui transformerait immédiatement la bienveillance mesurée que l’on peut réserver à autant de banalités évasives en un ennui des plus barbants.
Nous n’attendions pas grand-chose d’un héritier supplémentaire de Jacques Becker. Notre pressentiment s’est concrétisé avec ce film tellement neutre, que nous ne lui en voulons même pas de faire un usage aussi médiocre de deux comédiens que nous avons bien aimés ailleurs : Thierry Neuvic qui ne fait essentiellement ici que promener sa tronche de chien battu, et Hélène Fillières, tellement plus pétillante dans ses autres film qui s’évertuaient d’une façon ou d’une autre hors des sentiers battus. Que Louis Becker n’ose jamais s’affranchir de ces derniers pour s’imposer d’emblée comme un cinéaste à part dans son illustre clan, c’est probablement cela le plus grand regret que l’on puisse éprouver à l’égard d’un film aussi peu mémorable.
Vu le 17 janvier 2012, à la Salle Pathé Lamennais