Immortels (Les)
Réalisé par Tarsem Singh (2011)
| Durée | 111 minutes |
| Sortie | 23/11/2011 |
| Note | 6/10 |
Les titans, les ennemis des Dieux, sont maintenus dans une cage sous le mont Tartare, que seul l’arc d’Epire, perdu lors de leur dernier affrontement, pourra ouvrir. Le roi Hypérion recherche activement cet objet miraculeux, quitte à anéantir le peuple grec qui est son gardien. Le jeune bâtard Thésée, que l’incarnation humaine de Zeus a choisi comme protégé pour défendre les siens contre le tyran, devra d’abord trouver la foi, avant de prétendre à déjouer l’avenir néfaste que lui prédit l’oracle sibyllin de la belle Phèdre.
La critique
Par Tootpadu 06/12/2011
L’intrigue de ce péplum fantastique est assez proche du Choc des titans, puisqu’il mélange avec la même désinvolture – qui n’a au demeurant de comptes à rendre qu’aux exigences d’un divertissement spectaculaire – toutes sortes de légendes et de mythes de l’éternel combat des Dieux autour de leur influence sur la race humaine. En plus d’une qualité légèrement supérieure des effets spéciaux, ce film-ci jouit cependant d’une surenchère visuelle à côté de laquelle le remake serviable de Louis Leterrier fait pâle figure. Aucun effet et aucun décor somptueusement élaboré n’échappent à cette mise en valeur qui nous en met littéralement plein la vue : de l’architecture fonctionnelle et pourtant si propice à l’emploi du cinéma en relief des palais antiques jusqu’aux attributs en chair et en os bien plus vivants et séduisants comme les muscles finement ciselés de Henry Cavill, Stephen Dorff, et Luke Evans, parmi d’autres. De cette surcharge constante émane même une certaine sensualité, pas dépourvue de connotations gaies, portées à leur paroxysme gentiment ironique quand les héros aux corps luisants d’huile se reposent après avoir survécu à une marée noire.
Cette surcharge plastique a malheureusement tendance à s’essouffler tôt ou tard, comme si le réalisateur originaire du milieu plus concis du clip vidéo avait du mal à maintenir la tension dramatique de son histoire rocambolesque sur la longueur. Surtout l’affrontement final s’éternise inutilement et nous rappelle à quel point cette production n’est au fond qu’un film de genre enveloppé avec un goût certain pour la démesure, avant que le pénultième plan du film, une sorte de condensé glorieux de la poursuite de la bataille dans les cieux, ne nous rassure sur la folie créatrice de son réalisateur.
Vu le 6 décembre 2011, à l’UGC Ciné Cité Bercy, Salle 10, en VO