Wolverine Le Combat de l'immortel
Réalisé par James Mangold (2013)
| Durée | 126 minutes |
| Sortie | 24/07/2013 |
| Note | 7/10 |
Wolverine vit comme un reclus dans les montagnes. Hanté par les souvenirs de son passé agité, il ne cherche la compagnie des hommes que quand cela est inévitable. La jeune voyante Yukio a retrouvé sa trace et le prie de l’accompagner à Tokyo, afin de saluer une dernière fois Maître Yashida, le patron de la plus grande entreprise asiatique qui est sur son lit de mort. Wolverine avait déjà croisé son chemin auparavant, lors de l’attaque nucléaire de Nagasaki. Alors que le patriarche disparaît, l’attention de son clan se porte sur sa petite-fille Mariko, menacée de se faire enlever par des yakuzas.
Les critiques
Par Mulder 21/07/2013
Wolverine, le combat de l’immortel est un film différent des films de super héros que nous avons pu voir récemment dans nos salles tel Iron Man 3, Man of steel et autres grosses productions américaines. James Mangold réalise ainsi un film au rythme très (trop) lent avec guère de scènes d’actions spectaculaires car son principal intérêt semble être l’analyse d’un héros ravagé par des luttes acharnées pour défendre les humains et survivre au fait qu’il a tué la femme qu’il aimait (Jean Grey interprétée par Famke Janssen).
Nous retrouvons donc le personnage de Wolverine quelques temps après les évènements décrit dans X-men l’affrontement final. Tel un ours blessé, il erre dans une forêt avant que Yukio une japonaise lui propose de se rendre au Japon pour revoir une vieille connaissance japonaise (Shingen Harada). Wolverine croisera ainsi la route de Mariko Yashida, fille du de ce puissant criminel japonais chef (oyabun en japonais) du clan Yashida. Le personnage de Mariko Yashida est un personnage clé de l'Univers Marvel. Elle fut avant sa mort la fiancée de Wolverine. Elle fut créée par Chris Claremont et John Byrne. Elle fit sa première apparition pour la première fois dans Uncanny X-Men 118 en février 1979.
James Mangold s’appuie sur le scénario de Christopher McQuarrie (X-men, Mission impossible protocole fantome, Jack Reacher…) retravaillé par Mark Bomback (Constantine, Die Hard 4.0, Unstoppable.) , d'après le comics de Frank Miller et Chris Claremont. James Howlett (aka Wolverine) va ainsi lors de son aventure japonaise perdre son pouvoir de régénérescence et devoir affronter des ninjas et un androïde gigantesque Le Samourai d’argent. Hugh Jackman s’est totalement investi pour son rôle aussi bien physiquement que psychologiquement pour ne faire qu’un avec le personnage de Wolverine. La réussite du film lui tient beaucoup mais il faut reconnaître que le script n’est pas assez convaincant et donne souvent l’impression de se retrouver face à un énième ersatz de Jason Bourne. Le réalisateur ancre ainsi son film dans une réalité bien réaliste et ainsi fait de Wolverine un humain en proie à son doute existentiel et attendant sa mort. Ce n’est donc pas un hasard si Wolverine ne cesse de voir le fantôme de Jean Grey le conseiller. Cette approche plus humaine du personnage donne au film toute son importance mais malheureusement ne lui permet pas de contrer des réussites exemplaires telles que sont Iron Man 3 et Man of Steel.
Wolverine, le combat de l’immortel n’est ainsi pas un blockbuster efficace et sans temps mort mais plutôt un film d’action/aventure à l’ancienne permettant à son réalisateur de donner une plus grande épaisseur au personnage de Wolverine. Surtout son film pourrait être même être interprété comme une introduction au vu de la scène qui mérite à elle-seule découvrir le film en salle X-men : Days of Future past. Nous ne dirons rien de cette fameuse scène mais celle-ci ne fait qu’augmenter notre impatience de découvrir ce film attendu dans nos salles pour le 21 mai 2014.
Vu le 17 juillet 2013 au Club de l’Etoile, en VO
Par Tootpadu 17/07/2013
Le mutant Wolverine a beau n’être qu’à son deuxième film en solo, il éprouve déjà une envie pressante d’en finir. Dans cette histoire sur Logan et ses tracas avec l’immortalité, il y aurait eu de quoi nous importuner avec une énième tragédie crépusculaire, le genre de chant de cygne des super-héros qui a fait, à peu de choses près, la réputation et la fortune de Christopher Nolan. Malgré son sujet plutôt morbide, le neuvième film de James Mangold fait preuve dans son exécution de vitalité et de solidité. Ces dernières ne nous ont pas marqués outre mesure, mais elles savent rester à l’écart de l’esbroufe des effets spéciaux et des affrontements sans fin, qui pullulent dans ce genre tellement à la mode qu’il frise l’inflation irrémédiable et irrécupérable. En effet, le film d’action contemporain, étroitement tributaire des comics et autres légendes fantastiques, est devenu une telle vache à lait commerciale sans âme, que les spectacles tonitruants se suivent et se ressemblent au point qu’il faut être un adepte inconditionnel de ces épopées héroïques pour y trouver encore son compte.
Le point de distinction majeur de Wolverine Le Combat de l’immortel dans cette marée de budgets inflationnistes est son décor quasiment exclusif : une dose de Japon complète, de la catastrophe atomique de Nagasaki aux prouesses technologiques, en passant par des codes d’honneur qui s’appliquent à la fois à la famille, aux ninjas et aux yakuzas. L’importance croissante du marché asiatique dans la rentabilité des mastodontes hollywoodiens a dû peser au moins autant sur ce choix que la fidélité à la source dessinée, qui retrace le sort du plus porteur des X-men. Toujours est-il que nous sommes heureusement loin des vieux clichés folkloriques de l’Américain qui débarque dans un pays et une culture auxquels il ne comprend rien et, pire encore, dont il ne veut rien savoir, convaincu qu’il est de la supériorité de sa philosophie bornée. Or, Wolverine n’est point le sauveur immaculé qui redresse tous les torts. Il s’apparente davantage à une bête traquée aux pieds d’argile, malmenée par une jungle d’allégeances opaques qu’il ne réussit à débroussailler qu’in extremis.
La mise en scène de James Mangold ne nous a enthousiasmés qu’à de très rares exceptions au fil d’une filmographie qui se distingue néanmoins par une solidité à toute épreuve. Aucun élément de ce film-ci ne nous inciterait ainsi à crier au coup de génie. Grâce au dosage assez sobre entre deux, trois scènes d’action et des enjeux dramatiques suffisamment complexes pour créer un écran de fumée qui ne nous donne guère envie de nous interroger plus sur leur faible crédibilité, il réussit cependant un divertissement efficace, en guise de rampe de lancement pour de nouvelles aventures avec Wolverine.
Vu le 17 juillet 2013, au Publicis Cinémas, Salle 1, en VO