Chatte sort ses griffes (La)
Réalisé par Henri Decoin (1960)
Drame historique
| Durée | 102 minutes |
| Sortie | 09/03/1960 |
| Note | 5/10 |
Cora Ménessier, active dans la Résistance sous le nom "La Chatte", a été blessée par ses frères d'armes qui la soupçonnaient de trahison. Elle a été recueillie par les Allemands et soumise au lavage du cerveau du major von Hollwitz. Au bout de six mois de reconditionnement psychologique, Cora est remise en liberté. Sa mission : s'infiltrer dans la Résistance et démanteler le réseau de cheminots qui met en péril les convois allemands.
La critique
Par Tootpadu 13/02/2007
La lutte de la Résistance dans toute sa noblesse aura toujours le dernier mot face aux manoeuvres machiavéliques des nazis. Ainsi peut se résumer la trame narrative de cette suite solide, mais guère exceptionnelle, au succès de La Chatte, deux ans plus tôt. La réputation des combattants pour une France libre n'est point ternie. Au contraire, le choix du milieu des cheminots impose presque la révérence face aux soldats courageux de La Bataille du rail, déjà acclamés par René Clément.
Le ton héroïque n'est heureusement pas encore de mise au début du film, lorsque les manipulations psychologiques des nazis revêtent un air menaçant. La présentation de la méthode de von Hollwitz y correspond parfaitement à l'approche clinique de la psychologie dans le cinéma des années 1960. Mais le danger est hélas un peu trop vite écarté, puisque le double jeu de Cora ne crée guère l'illusion d'une possible trahison de la patrie. Il faudra donc se contenter par la suite d'une Françoise Arnoul charmante en pull moulant, à la Kim Novak dans Sueurs froides.
Un divertissement passable à la gloire de la Résistance qui ne s'efforce jamais à ébranler les perceptions anciennes sur la fin de la guerre en France.
Le ton héroïque n'est heureusement pas encore de mise au début du film, lorsque les manipulations psychologiques des nazis revêtent un air menaçant. La présentation de la méthode de von Hollwitz y correspond parfaitement à l'approche clinique de la psychologie dans le cinéma des années 1960. Mais le danger est hélas un peu trop vite écarté, puisque le double jeu de Cora ne crée guère l'illusion d'une possible trahison de la patrie. Il faudra donc se contenter par la suite d'une Françoise Arnoul charmante en pull moulant, à la Kim Novak dans Sueurs froides.
Un divertissement passable à la gloire de la Résistance qui ne s'efforce jamais à ébranler les perceptions anciennes sur la fin de la guerre en France.
Vu le 12 février 2007, à la Cinémathèque Française, Salle Georges Franju
★★★★★☆☆☆☆☆
5/10