Priest
Réalisé par Scott Stewart (2011)
| Durée | 88 minutes |
| Sortie | 11/05/2011 |
| Note | 6/10 |
Après avoir combattu des armées de vampires sanguinaires pendant des siècles, les hommes ont enfin remporté la guerre grâce à l’ordre des prêtres, des soldats de Dieu capables de défier leurs adversaires de toujours. Depuis, les vampires sont en captivité dans des réserves, à l’écart des grandes cités sombres, où les messeigneurs font la loi. Un ancien prêtre est contacté par le shérif d’une petite ville isolée, d’où sa nièce Lucy a été enlevée par des brigands mystérieux, qui avaient auparavant tué la mère de cette dernière. Alors que le prêtre craint une révolte des vampires, le conseil de l’église lui interdit de quitter la cité sous peine d’être ex-communié.
La critique
Par Tootpadu 12/05/2011
Le réalisateur n’est toujours pas un adepte de la finesse dans le domaine de la narration ou des moyens formels employés pour imprimer un style visuel à son film. Cette fois-ci, il s’est par contre inspiré de cinéastes légendaires comme Sergio Leone pour traduire un scénario plutôt solide en des termes filmiques étonnamment séduisants. Le caractère manichéen de l’affrontement entre le bien et le mal le dispense par ailleurs de faire dans la dentelle et de chercher une signification existentielle au cœur d’une histoire, dont la simplicité est une des principales vertus. Pour une fois, nous sommes donc dispensés du chichi formel si agaçant dans la plupart des productions semblables, au profit d’un divertissement rondement mené.
En effet, le progrès de la mise en scène de Scott Stewart est carrément bluffant, si l’on compare les exagérations innombrables de Légion L’Armée des anges à la sobriété relative – mais en tout cas parfaitement maîtrisée – de ce film sans faille apparente. La question se pose alors de savoir où ce réalisateur débutant, venu du monde des effets spéciaux, nous conduira avec son film suivant : vers un véritable chef-d’œuvre du cinéma fantastique ou bien de nouveau vers les profondeurs d’une esthétique du clip creuse et vaine ? Vu sa trajectoire pour le moins inattendue au bout de deux films, complémentaires comme le jour et la nuit en termes qualitatifs, nous sommes dans l’incapacité d’y répondre …
Vu le 12 mai 2011, à l’UGC Ciné Cité Bercy, Salle 10, en VO