Morning glory
Réalisé par Roger Michell (2011)
| Durée | 108 minutes |
| Sortie | 06/04/2011 |
| Note | 4/10 |
Becky Fuller croit que le jour de sa promotion est enfin arrivé, lorsqu’elle est convoquée dans le bureau du président d’une chaîne locale au New Jersey, où elle produit depuis des années le programme matinal. Mais l’entretien se solde par son licenciement pour des raisons économiques et Becky cherche du coup désespérément un nouveau travail. Contre toute attente, un responsable de la chaîne nationale IBS la contacte, pour le poste de producteur exécutif de « Daybreak », afin de remettre à flot ce journal matinal qui est la risée de toute la profession.
La critique
Par Tootpadu 07/04/2011
La boule de nerfs transparente en guise de personnage principal, à laquelle Rachel McAdams prête ici ses traits sans grande conviction, n’est nullement disposée à nous rendre sa vie professionnelle plus intéressante ou sympathique. Elle est ostensiblement dépeinte comme une esclave de son job. Pire encore, elle ne doit traverser aucune crise de conscience sérieuse, susceptible de mettre en question cette soumission volontaire et pleinement assumée à une occupation, qui la prive d’une existence en dehors du plateau d’enregistrement. Le scénario est d’ailleurs construit d’une façon si bancale, que l’adulation du perfectionnisme le traverse avec la même nonchalance superficielle que d’autres thèmes a priori porteurs, placés arbitrairement au fil de l’intrigue, entre quelques gags consternants et des revirements dramatiques péniblement mal intégrés dans un flux narratif hautement décousu.
La mise en scène de Roger Michell ne fait strictement rien pour arranger les choses. Au contraire, dépourvue de la moindre cohérence esthétique, elle aggrave encore l’impression rapiécée de l’ensemble. Les quelques affrontements pas entièrement fades entre les personnages interprétés avec un zeste de verve et d’authenticité par Diane Keaton et Harrison Ford, deux vétérans de l’écran qui ont déjà vu pire, se perdent malheureusement dans ce tohu-bohu assez laid, pour ne laisser derrière eux que le regret amer d’une comédie, qui aurait pu dire des choses tellement plus pertinentes sur l’état actuel du paysage audiovisuel.
Vu le 7 avril 2011, au MK2 Nation, Salle 1, en VO