Missionnaire (Le)

Réalisé par Roger Delattre (2009)

Comédie
Missionnaire (Le)
Durée 89 minutes
Sortie 29/04/2009
Note 5/10

Après avoir purgé une peine de prison de sept ans, Mario Diccara est attendu à sa sortie par ses deux complices d'antan, qui aimeraient bien récupérer leur part du butin que Mario avait caché à l'époque. Mario n'est pas le genre de gars à se laisser intimider facilement, mais il préfère toutefois faire profil bas pendant quelque temps, histoire de se faire oublier. Il se tourne alors vers son petit frère Patrick, un curé, pour lui trouver une planque. La cachette parfaite paraît être un poste d'assistant au Père Etienne dans un petit village reculé de l'Ardèche. Mais une fois sur place en habit de prêtre, Mario se trouve face à une situation inextricable : Etienne vient de mourir et les villageois s'attendent à ce que Mario prenne sa place.

La critique

Par Tootpadu 29/04/2009

Ce Missionnaire est une comédie française à l'ancienne, qui aurait probablement fonctionné aussi bien au bon vieux temps, si l'on avait mis un comique de la trempe d'un Louis De Funès ou d'un Coluche à la place de Jean-Marie Bigard dans le rôle d'un ex-taulard, qui prend l'habit du prêtre comme déguisement, pour finir par y prendre goût. Le regard moqueur sur la province et ses habitants y est autant de mise que les clichés incontournables sur les fonctionnaires un peu benêts. Surtout, ne vous attendez pas à trouver dans ce film un quelconque éclaircissement spirituel. Le ton est plutôt au pragmatisme et à une forme douce de l'hédonisme qui n'offusquera strictement personne.
Le message optimiste de ce premier film du réalisateur Roger Delattre se met davantage au service d'un humanisme tolérant. Bien que la conversion du Père Mario de criminel dangereux en directeur de conscience de toute la région soit un peu abrupte et pas vraiment crédible, il n'y a rien d'essentiel à redire contre la promotion d'une société fondée sur l'amour et l'entente oecuménique. Si seulement tous les problèmes de l'humanité pouvaient être résolus par une discussion, qui débute avec du franc-parler et qui se termine, si besoin est, par un coup de boule. La bonne humeur consensuelle du scénario prend ainsi ses précautions pour rester à la surface des choses, ce qui est malgré tout suffisant pour un divertissement filmique sans conséquence.
La bonté prime dans ce film, qui reflète peut-être mieux et en tout cas plus paisiblement la nature métissée de la société française que tous les drames sociaux réunis.

Vu le 29 avril 2009, à l'UGC Ciné Cité Bercy, Salle 13

★★★★★☆☆☆☆☆ 5/10

Retour à la liste des Critiques