Women (The)
Réalisé par Diane English (2009)
| Durée | 114 minutes |
| Sortie | 03/06/2009 |
| Note | 5/10 |
L'éditrice Sylvia Fowler a horreur des enfants et des époux. Tandis que ses copines Edie et Alex se sont tournées respectivement vers un état de grossesse permanente ou une vie lesbienne assumée, sa meilleure amie Mary Haines a mis ses ambitions personnelles de côté pour vivre depuis treize ans en couple avec Stephen. Sylvia n'en croit alors pas ses oreilles, lorsqu'elle entend sa manucure bavarder de l'affaire que Stephen entretient depuis un certain temps déjà avec une vendeuse de parfum chez Saks, Crystal Allen. Afin de préserver son amie, Sylvia n'ose pas lui annoncer la mauvaise nouvelle. Mais les rumeurs courent vite dans les cercles huppés de New York et Mary finit par apprendre la triste vérité.
La critique
Par Tootpadu 20/04/2009
Les éléments principaux de l'intrigue sont en effet restés identiques et constituent, si l'on veut être optimiste, la base solide d'une histoire de femmes, qui fait au moins autant avancer la cause féministe qu'elle ne renferme la gente féminine dans des clichés superficiels. D'ailleurs, le seul signe visible des révendications des années 1960 et '70 est la publicité pour une sorte de making of de The Women à la fin du film, qui fait plus pour l'affirmation du sexe nullement faible que toute l'agitation extravagante qui lui précède. Le scénario a beau préserver quelques répliques assassines, celles-ci deviennent bien trop aisément jubilatoires sans le vouloir. Le ton du film accentue tellement l'aspect hystérique et artificiel des vanités et autres coups durs du destin contre lesquels les personnages exclusivement féminins se démènent pendant des mois, qu'il devient impossible de prendre le spectacle au sérieux.
C'est pourtant à cela que Diane English paraît aspirer avec ses références interminables à l'univers feutré de la classe favorisée. De cette contradiction molle entre la critique ironique de l'univers féminin aisé et sa mise en valeur permanente naît un film sans mordant. La présence d'un groupe d'actrices très hétéroclite, dont les interprétations ne sont pas moins disparates, fait alors tant soit peu diversion, face à la nature profondément superflue de ce film tout juste divertissant.
Vu le 20 avril 2009, au Club Marbeuf, en VO