Chasseur de primes (Le)

Réalisé par Andy Tennant (2010)

Comédie
Chasseur de primes (Le)
Durée 111 minutes
Sortie 14/04/2010
Note 4/10

Depuis qu'il a divorcé de sa femme Nicole, l'ancien flic Milo Boyd est devenu un chasseur de primes sans joie, qui passe ses week-ends à se soûler. A l'exception de celui-ci du 4 juillet, où un contrat particulièrement alléchant l'attend. Faute d'avoir honoré sa date de comparution devant le juge pour une affaire bénigne d'outrage à agent, Nicole, journaliste de profession, est recherchée dans tous les états de la côte Est. C'est l'enquête sur un suicide suspect qui l'a empêchée de paraître au tribunal, une preuve supplémentaire pour Milo que son ex-femme met toujours son travail devant ses obligations civiques et, autrefois, conjugales. Il se fait donc un malin plaisir de l'appréhender, une tâche d'autant plus facile pour lui qu'il sait pratiquement tout sur Nicole.

Les critiques

Par Mulder 04/05/2010

Jennifer Aniston (cultissime Rachel de la série « Friends ») et Gerard Butler (300, L’Abominable vérité) sont réunis à l'écran pour nous faire subir une des pires comédies que nous avons pu voir depuis longtemps. Ici, tout sonne faux. L'intrigue ressemble à un ersatz raté de Midnight run. Un chasseur de prime y poursuit son ex-femme, lui permettant ainsi de régler ses comptes. Le couple formé par ces deux comédiens ne parait pas du tout réaliste et eux-mêmes ne semblent pas y croire.

Certes, ceux qui ont été bercés devant leur télévision par la série « L'Homme qui tombe à pic » risquent de s'y retrouver un peu, mais le manque de cascades et de suspense font que le spectateur aura tendance à somnoler pendant toute la durée du film. Les films avec Jennifer Aniston n'ont jamais brillé par leur haute qualité, mais venant de Gerard Butler cela déçoit beaucoup. Cet acteur, aussi à l'aise dans les films d'action que les comédies, ne parvient pas à retenir ici mon attention. Faute d'un bon scénario propice aux retournements divers, ce film est une réelle déception et ne méritait pas d'être vu en salle. A force de ne vouloir choquer personne, ce film serait parfait pour une soirée de dimanche sur TF1.

Film à éviter absolument !

Vu le 17 avril 2010, au Gaumont Disney Village, Salle 1, en VF

★★★★☆☆☆☆☆☆ 4/10

Par Tootpadu 26/03/2010

Un épisode tiré artificiellement en longueur de "L'Homme qui tombe à pic" ne pourrait pas être plus ennuyeux que cette comédie à l'humour forcé. Comme Lee Majors à l'apogée de sa gloire pendant la première moitié des années 1980, Gerard Butler, un acteur aussi peu charismatique, poursuit un fugitif au fil d'une intrigue policière banale, truffée de vedettes vieillissantes que seuls les spectateurs les plus cinéphiles pourront remettre (ici dans un ordre de notoriété décroissant Christine Baranski, Cathy Moriarty, et Carol Kane). La ressemblance avec le feuilleton de télé va même encore plus loin, puisque les méchants servent au mieux de faire-valoir au héros, tant leurs motivations et leurs méthodes empestent la caricature molle et sans saveur. Ce retour malheureux vers les facilités scénaristiques d'une décennie aussi peu visionnaire en la matière que les années 1980, nous l'avons déjà remarqué récemment dans Crazy night. Mais la débrouillardise pétillante du couple dans le film de Shawn Levy avait suffisamment détourné notre attention des traits anémiques des méchants, pour que la vacuité de ces derniers ne porte pas préjudice à la facture globale de ce film-là.
Ici, le constat est malheureusement bien plus consternant, puisque la double course poursuite au coeur de l'intrigue - Milo qui traque Nicole, qui enquête à son tour sur un suicide suspect - est censée servir de toile de fond à la renaissance de l'amour entre les deux personnages principaux. Dans la longue tradition des comédies romantiques et sophistiquées que Hollywood produisait pratiquement à la chaîne dans les années 1940, l'adversité et quelques vestiges de complicité au sein du couple divorcé devraient garantir une réunion houleuse, mais néanmoins prévisible, des anciens amoureux. A l'image de Katharine Hepburn et de Cary Grant dans Indiscrétions de George Cukor, Jennifer Aniston et Gerard Butler se chamaillent en long et en large avant d'aboutir à un semblant d'entente, qui laisse entrevoir un avenir commun. Sauf que le chemin pour arriver jusqu'au tête-à-tête dans le nid d'amour, où ils avaient vécu leur lune de miel, est si pénible et tortueux que la récompense pour notre patience aurait dû être bien plus élevée que des préparatifs avortés à cause d'un seul mot compris de travers.
Le souci principal, et en fin de compte fatal, avec Le Chasseur de primes, c'est que le scénario et la mise en scène sont si inconsistants qu'aucune fluidité du rythme ne peut s'établir durablement. Le ton pesant de l'ensemble s'emploie à remplacer le divertissement par l'agacement ou bien, dans le meilleur des cas, par l'ennui. Ce n'est donc pas que la connivence largement absente entre les deux têtes d'affiche qui nous rappelle désagréablement Amours troubles de Martin Brest, c'est-à-dire une comédie policière au fond romantique à peu près aussi catastrophique que ce film, sans la moindre qualité susceptible de nous dédommager pour les dizaines de blagues qui tombent sans exception à plat.

Vu le 23 mars 2010, au Club Marbeuf, en VO

★★★★☆☆☆☆☆☆ 4/10

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