Bonheur de Pierre (Le)
Réalisé par Robert Ménard (2010)
| Durée | 107 minutes |
| Sortie | 24/02/2010 |
| Note | 4/10 |
Pierre, professeur de physique quantique à Paris, apprend que sa tante Jeanne, qu'il n'a plus revue depuis longtemps, est décédée et lui a légué son auberge à Sainte-Simone-du-Nord, un petit village québécois. C'est l'occasion rêvée pour Pierre de renouer avec le bonheur et l'insouciance qu'il y avait vécus pendant son enfance. Il embarque alors pour le Canada avec sa fille Catherine, une journaliste surmenée qu'il n'a pu convaincre de partir que grâce à l'héritage d'un million d'euros, qui les attendra s'ils restent au moins un an dans l'auberge. Leur arrivée au Canada s'avère finalement bien moins idyllique que Pierre ne l'avait imaginée. En effet, Michel, le maire du village, avait espéré racheter l'établissement des étrangers guère bienvenus. Mais puisque ces derniers ont décidé de rester, les habitants s'allient contre eux et leur empoisonnent la vie à la campagne.
La critique
Par Tootpadu 17/02/2010
Le trait forcé du scénario et la mise en scène de Robert Ménard, qui ne fait strictement rien pour le rendre moins caricatural, se laissent par conséquent aller dans une série d'actes de sabotage aussi consternants que prévisibles. L'acharnement du maire n'est dépassé en crétinisme que par le portrait nullement flatteur des habitants, qui sont sans exception décrits comme des ploucs incorrigibles. Du côté français, le constat n'est guère plus encourageant, puisque la bonne humeur rayonnante que l'interprétation de Pierre Richard dégage, est constamment tiré vers le bas par le jeu excessif de Sylvie Testud dans le rôle lourdement emblématique de la citadine névrosée.
Enfin, l'humour canadien ne nous fait décidément pas rire, avec ses blagues à deux balles aux dépens de la bêtise manifeste des personnages. La lourde charge de clichés sommaires que Le Bonheur de Pierre trimbale avec lui le rend même au final encore moins divertissant que La Grande séduction de Jean-François Pouliot, un pamphlet semblable et pareillement dépourvu de finesse, qui tournait également en dérision l'état d'esprit niais des habitants de la belle campagne canadienne.
Vu le 17 février 2010, au Club de l'Etoile, en VQ