Splice
Réalisé par Vincenzo Natali (2010)
| Durée | 107 minutes |
| Sortie | 30/06/2010 |
| Note | 7/10 |
Le couple de scientifiques Clive et Elsa sont à la pointe de la recherche génétique. Ils ont réussi à créer deux limaces hybrides, Ginger et Fred, à partir d'un mélange de gènes de différents animaux. La compagnie pharmaceutique qui finance leurs travaux est satisfaite du progrès accompli et souhaite exploiter désormais leurs découvertes à l'échelle industrielle. Mais Clive et Elsa voient encore plus grand. Frustrés par l'inertie de leurs supérieurs, ils expérimentent en secret sur un nouvel hybride, cette fois-ci porteur de gènes humains. La créature grandit à une vitesse impressionnante et développe à la fois des capacités humaines et animalières.
Les critiques
Par Mulder 04/05/2010
Lorsqu'un couple de généticiens décide de pousser la science dans ses derniers retranchements, leur union donne naissance à une créature intelligente, capable de se mouvoir à une rapidité hors du commun. Cette créature amphibie et volante décidera de se rebeller contre ses créateurs, telle la créature de Frankenstein.
Splice est avant tout un prodigieux film fantastique, d'une beauté troublante. Un hymne au cinéma de genre ! Nous sentons bien que le réalisateur a porté contre vents et marées et à bout de bras son film. Son film poussera le spectateur à s'interroger sur les limites de la science et sur son aspect moral. L'homme ne doit pas se prendre pour un Dieu.
Ce film serait la parfaite introduction pour ceux qui n'ont jamais vu un excellent film fantastique. La fin ouverte laisse prèsager une suite. On espère uniquement que, contrairement à Cube, Vincenzo Natali gardera le contrôle total sur la ou les suites à venir.
Vu le 30 janvier 2010, à l'Espace Lac, Gérardmer, en VO
Revu le 4 mai 2010, à la Salle Gaumont - Louis Feuillade, en VO
Par Tootpadu 02/02/2010
Le cadre très classique des scientifiques aveuglés par ce qu'ils peuvent faire, sans se demander s'ils devraient réellement le mettre en pratique, est exploré sans une ingéniosité formelle particulière dans Splice. Surtout vers la fin, lorsque l'expérience vire définitivement au désastre et que la créature se retourne contre ses créateurs de la façon la plus prévisible possible, le récit perd d'intérêt. Auparavant, le scénario comporte quelques éléments intriguants sur la dynamique du couple et les rôles qui s'inversent, au propre comme au figuré. Tandis que Clive exprime la voix de la raison, hésitante et molle, Elsa va de l'avant avec une détermination bornée qui en dit plus long sur son état psychologique douteux que toutes les découvertes abracadabrantes réunies. Les interprétations se conforment parfaitement à cette répartition des tâches, puisqu'Adrien Brody montre plus de sensibilité que de verve et que Sarah Polley n'occulte nullement la part diabolique de son personnage.
L'ambiguité relative du récit n'est point démentie par des effets spéciaux peu envahissants. Au contraire, la conclusion bâclée mise à part, le film se distingue par une élégance dans l'exécution, qui aurait été encore plus satisfaisante, si Vincenzo Natali avait osé s'affranchir davantage de la formule mise au point par son confrère évoqué plus haut.
Vu le 30 janvier 2010, à l'Espace Lac, Gérardmer, en VO