Voeu de Joey (Le)
Réalisé par Jon Gunn (2012)
| Durée | 104 minutes |
| Sortie | 07/03/2012 |
| Note | 6/10 |
Après avoir battu sa femme Wendy, Rip Porter est condamné à une peine de prison de sept ans. Guéri de sa dépendance à l'alcool, il apprend à sa libération, que Wendy était enceinte à l'époque et qu'elle avait décidé de permettre à leur fils Joey d'être adopté. Rip fait invalider cette décision par les services sociaux, puisque la mère de Wendy avait contrefait sa signature. Dès lors, les Porter tentent par tous les moyens de récupérer leur fils, bien intégré dans la famille de Jack et Molly Campbell, un couple aisé qui avait jusqu'à présent caché ses origines à Joey.
Les critiques
Par Mulder 07/09/2009
Ce film nous montre à quel point un couple est prêt à se battre pour garder son enfant, quitte à aller contre la loi. Nous sommes ici loin des films hollywoodiens, où les caractères ont guère de profondeur. Que ce soit le mari riche, qui est prêt à corrompre un député ou à s'enfuir loin de tout avec sa femme et son fils, ou le mari pauvre qui se bat contre ses penchants pour l'alcool, tous les personnages ont leur zone d'ombre à combattre.
Cette œuvre pourrait ainsi être vu comme le Kramer contre Kramer des années 2000. Les acteurs principaux, cantonnés dans des blockbusters aux rôles secondaires, se révèlent d'excellents comédiens sous la direction de Jon Gunn.
La grande force de ce film est de poser à son public la question de ce qu'il serait capable de faire pour garder l'enfant qu'il aurait adopté.
Très émouvant et sincère, ce film est à ce jour celui, qui m'a le plus touché depuis le début de ce festival de Deauville. La note que je lui mets tient compte du jeux brillant des acteurs et de la mise en scène précise et sans temps mort.
Vu le 7 septembre 2009, au Casino, Deauville, en VO
Par Tootpadu 07/09/2009
La charge émotionnelle des tractations pour la garde du petit garçon, tellement exemplaire et adorable que ce personnage pourtant crucial en perd tout intérêt et substance dramatiques, devient progressivement plus envahissante. En même temps, les instants authentiques et crédibles d'effusion des sentiments sont extrêmement rares, comme la première journée que Joey passe avec ses parents biologiques. Le plus souvent, la mise en scène de Jon Gunn tire les ficelles amplement connues d'une manipulation si voyante, qu'elle devient presque agaçante. Toutefois, l'insulte la plus énervante à l'égard de l'intelligence des spectateurs, c'est cette pseudo-tension du troisième acte, qui prétend que l'issue de cette histoire à dormir debout ne soit pas fixée depuis longtemps.
Les interprétations assez vaillantes d'une distribution, elle aussi partiellement de seconde catégorie, n'atténuent guère ce constat accablant. Barry Pepper se dépense sans la moindre gratification dans le rôle typique d'un alcoolique coléreux. Et Mira Sorvino a autant de mal à faire vivre son couple et à construire une famille, qu'à apporter un peu d'intensité à ce film très médiocre.
Vu le 7 septembre 2009, au Casino, Deauville, en VO