Erreur de la banque en votre faveur

Réalisé par Gérard Bitton, Michel Munz (2009)

Comédie
Erreur de la banque en votre faveur
Durée 100 minutes
Sortie 08/04/2009
Note 5/10

Au service de la banque d'affaires Berthin-Schwartz depuis dix-sept ans, le maître d'hôtel Julien Foucault vient de recevoir sa lettre de licenciement. Nullement attristé, il y voit au contraire l'occasion de réaliser son rêve de toujours : ouvrir un restaurant avec son ami Etienne, un chef de cuisine inventif. Et il espère que la banque lui prêtera l'argent nécessaire pour démarrer l'affaire, en signe de reconnaissance pour sa fidélité et en plus de ses fonds propres. Face au refus catégorique de ses patrons, Julien se sert des informations qu'il écoute pendant les repas professionnels pour tenter sa chance en bourse.

La critique

Par Tootpadu 16/02/2009

En voici un film bien à propos en ces temps de crise, qui se serait abattu sur nous par la faute de banquiers irresponsables. C'est même sa description narquoise du milieu des hommes d'argent de la vieille école qui lui réussit le mieux. Ainsi, parmi les trouvailles les plus amusantes du tandem de scénaristes-réalisateurs Gérard Bitton et Michel Munz figure la remarque de l'éminent patron à la vision d'un mendiant à l'heure du déjeuner. Leur film est parsemé de petites répliques assassines, qui résument mieux l'arrogance et le détachement des classes sociales aisées que tous les contes moraux du monde.
Malheureusement, Bitton et Munz n'appliquent pas la même rigueur critique envers leurs héros plus modestes. Comme ce fut déjà le cas dans leur premier film, Ah ! Si j'étais riche, leur vision du monde populaire est d'une banalité consternante. Les ébats amoureux des deux protagonistes quarantenaires y avancent avec la même mollesse que l'enrichissement des couches sociales défavorisées à coups de délits d'initié. Dans cette partie importante du film, les limites des réalisateurs se manifestent le plus douloureusement, puisqu'ils sont incapables de trouver un langage filmique au moins passablement excitant pour évoquer leur propre scénario, clairement plus inspiré. Leur narration presque bancale empêche ainsi Erreur de la banque en votre faveur d'être la satire sociale cinglante sur le pouvoir de l'argent qu'il aurait pu être.
Il n'en reste pas moins que cette comédie divertira tous ceux qui n'auraient pas une dent contre leur banquier ou qui considèrent que même en temps de crise, on peut rire des problèmes d'argent.

Vu le 16 février 2009, au Club Marbeuf

★★★★★☆☆☆☆☆ 5/10

Retour à la liste des Critiques