Ah ! La libido

Réalisé par Michèle Rosier (2009)

Comédie
Ah ! La libido
Durée 82 minutes
Sortie 18/02/2009
Note 4/10

Charlotte, la rédactrice, vient de se faire plaquer par l'homme qui partageait sa vie depuis trois ans. Inconsolable, elle ne peut compter que sur ses amies et collègues de travail au journal Libération pour lui remonter le moral. Afin de faire fi de la dépendance sentimentale des femmes envers les hommes, Betty, reporter-photographe, propose de se faire plaisir en allant voir des prostitués. Alors que Paula, la documentaliste, redoute le côté glauque de la chose, la jeune Sandy, standardiste, espère vaincre ainsi sa peur des hommes, après une première expérience sexuelle désastreuse. Les quatre femmes décident alors d'aller chacune de son côté voir des "garçons jouets" pendant le week-end et de se raconter leurs aventures érotiques le lundi suivant.

La critique

Par Tootpadu 29/01/2009

Quelle curieuse coïncidence de notre emploi du temps de projections, de voir cette comédie nullement amusante juste avant le prochain film de Lisa Azuelos, si la grève le permet. Ce n'est en effet pas depuis les platitudes soi-disant féminines de Comme t'y es belle qu'un film clairement destiné au sexe opposé nous a autant agacés ! Claire Simon pouvait au moins se prévaloir de la finalité informative de ses Bureaux de Dieu, malgré tous ses défauts. Ici, nous peinons par contre à trouver beaucoup de qualités compensatrices, dans le marasme que constituent la mise en scène bancale et un scénario qui ne sait point tirer profit de la nature a priori licencieuse de son sujet.
Ah ! La libido a beau ne pas durer longtemps, il regorge pourtant de petites scènes de liaison qui font du surplace, et dont l'intérêt pour la progression de l'intrigue reste inexistant. Cette narration péniblement défaillante n'arrive à aucun moment à s'approprier le récit et à lui imprégner un rythme, qui ressemblerait à autre chose qu'un fil maladroitement rapiécé. La réalisatrice Michèle Rosier se complaît trop dans son style, propre aux téléfilms impersonnels et interchangeables, pour tirer de son histoire sur la libération naïve du désir féminin autre chose qu'un film mou et ennuyeux. Son manque d'unité n'est bon qu'à répéter de façon aléatoire quelques motifs perturbateurs, comme la femme de chambre ou les porteurs de l'autorité de l'état, sans en tirer quoique ce soit de transcendant.
Enfin, les actrices et les étalons de service ne réussissent guère à faire vivre leurs répliques, elles aussi marquées par une banalité affligeante.

Vu le 28 janvier 2009, au Club de l'Etoile

★★★★☆☆☆☆☆☆ 4/10

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