Club (The)

Réalisé par Neil Thompson (2009)

Drame
Club (The)
Durée 95 minutes
Sortie 21/01/2009
Note 6/10

Divorcé et sans l'espoir d'un avenir meilleur, Danny déprime dans une ville moyenne d'Angleterre au début des années 1980. Son seul rayon de soleil sont les sorties avec ses deux filles le week-end. A côté de leur cours de danse, Danny a découvert une petite salle de boxe, où s'entraînent Louis et sa bande, les videurs de la plus grande boîte de nuit de la ville. Danny sympathise avec eux et se voit progressivement entraîné vers un univers plus attrayant, où il apprendra à maîtriser ses peurs, mais qui est miné par l'influence du boss de la pègre locale Hennessy.

La critique

Par Tootpadu 09/12/2008

Le plus souvent, les jeunes réalisateurs issus du monde du clip vidéo, qui passent à la mise en scène de longs-métrages de cinéma, emportent avec eux les tics esthétiques qui rendaient leur travail sur le format court attrayant, mais qui ressemblent à une pose prétentieuse dans le cadre d'un film. Neil Thompson n'est plus si jeune, et surtout, son premier film se démarque justement par une sobriété formelle tout à fait appréciable, qui se met sans la moindre fioriture inutile au service d'une histoire simple et parfois brutalement édifiante.
The Club raconte la rédemption trompeuse d'un perdant complet, avec tout ce que cela implique de revirements tragiques et d'acquisition pénible de la sagesse de la vie. La déchéance de Danny au début du film est décrite avec autant de précision et d'intensité presque insoutenable que son gain de confiance relatif, qui chancelle au moindre contretemps. C'est l'absence de rassurance et la quête perpétuelle d'une certitude existentielle qui intriguent le plus dans le parcours exemplaire, mais pas banal, du protagoniste. Au plus tard au moment du récit cadre, à la sortie de prison, il devient clair que la violence ne règle pas tout et que ce sont surtout des amis fiables et fidèles qui protègent contre la cruauté du monde extérieur.
A la solidité de la mise en scène de Neil Thompson répond celle du scénario et de l'interprétation. Tandis que le personnage de Colin Salmon est peut-être un peu trop idéalisé, Mel Raido habite le sien, Danny, avec une abnégation et un investissement psychologique et physique impressionnants.

Vu le 8 décembre 2008, au Club Marbeuf, en VO

★★★★★★☆☆☆☆ 6/10

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