Où est la main de l'homme sans tête
Réalisé par Guillaume Malandrin, Stéphane Malandrin (2009)
Drame
| Durée | 105 minutes |
| Sortie | 20/05/2009 |
| Note | 4/10 |
Après avoir fait une mauvaise chute lors d'un championnat international, la plongeuse Eva Sanders reste dans le coma pendant quinze jours. A son réveil, son père et entraîneur Peter veut qu'elle se remette de suite en forme pour les prochaines échéances sportives. Mais Eva s'inquiète pour son frère Mathias, qu'elle n'a plus revu depuis son accident et qui s'était apparemment disputé avec leur père.
La critique
Par Tootpadu 07/05/2009
La Basilique du Sacré-Coeur de Bruxelles s'impose visuellement dès les premiers plans de ce film belge. Son architecture néo-gothique confère d'emblée une sévérité au ton du film, qui ne le quittera plus. Hélas, ce choix de décor judicieux et esthétiquement stimulant constitue le seul point positif d'une production autrement très frustrante dans ses partis pris.
La structure scénaristique est en effet au moins aussi déconcertante que le piètre état de la bande son de la copie projetée. Même si la répartition temporelle des séquences est sans doute censé rendre l'insécurité d'Eva plus complexe, la nature brouillonne du fil narratif finit rapidement par agacer. Les réalisateurs Guillaume et Stéphane Malandrin mènent l'intrigue dans les méandres de la confusion et de la paranoïa. Mais ils ne disposent pas des moyens filmiques nécessaires pour nous y guider convenablement ou nous en faire sortir sans perte de crédibilité pour l'intrigue. Le côté préoccupant des troubles psychologiques d'Eva ne trouve pas une forme d'expression convaincante. Et le comportement despotique du père ne fait que renforcer l'aspect involontairement absurde de l'action.
Au lieu de nous impliquer dans un puzzle de suspicions plus ou moins fondées, ce film au titre inutilement abracadabrant se perd dans la complexité bancale et en fin de compte fade de sa narration. La présence de comédiens comfirmés comme Cécile De France et Ulrich Tukur, ainsi que Bouli Lanners dans une seule scène courte, ne réussit pas non plus à rendre cette histoire lugubre plus attrayante.
La structure scénaristique est en effet au moins aussi déconcertante que le piètre état de la bande son de la copie projetée. Même si la répartition temporelle des séquences est sans doute censé rendre l'insécurité d'Eva plus complexe, la nature brouillonne du fil narratif finit rapidement par agacer. Les réalisateurs Guillaume et Stéphane Malandrin mènent l'intrigue dans les méandres de la confusion et de la paranoïa. Mais ils ne disposent pas des moyens filmiques nécessaires pour nous y guider convenablement ou nous en faire sortir sans perte de crédibilité pour l'intrigue. Le côté préoccupant des troubles psychologiques d'Eva ne trouve pas une forme d'expression convaincante. Et le comportement despotique du père ne fait que renforcer l'aspect involontairement absurde de l'action.
Au lieu de nous impliquer dans un puzzle de suspicions plus ou moins fondées, ce film au titre inutilement abracadabrant se perd dans la complexité bancale et en fin de compte fade de sa narration. La présence de comédiens comfirmés comme Cécile De France et Ulrich Tukur, ainsi que Bouli Lanners dans une seule scène courte, ne réussit pas non plus à rendre cette histoire lugubre plus attrayante.
Vu le 5 mai 2009, au Club Marbeuf
★★★★☆☆☆☆☆☆
4/10