Mes amis mes amours
Réalisé par Lorraine Levy (2008)
| Durée | 99 minutes |
| Sortie | 02/07/2008 |
| Note | 6/10 |
Chaque fois que son meilleur ami Antoine avait proposé à Mathias de le rejoindre à Londres, ce dernier avait refusé, en prétextant qu'il ne voulait pas trop se rapporcher de son ex-femme Valentine, également domiciliée outre-Manche. Mais après s'être fait licencier de son travail à Paris, alors que dans le quartier français de Londres un poste de libraire se libère, Mathias n'hésite plus à intégrer la Frogalley. Seulement, désormais responsable de sa fille, Mathias ne voit pas de meilleur moyen pour vaincre la solitude que de faire appartement commun avec Antoine, lui aussi père célibataire.
La critique
Par Tootpadu 22/05/2008
Ainsi, le cadre anglais est exploré sans la moindre frénésie touristique. C'est une face inhabituelle de Londres qui se présente à nous ici. Et même si les deux copains se lamentent devant le Tower Bridge, la révélation du site touristique uniquement au dernier plan de la séquence et d'une manière peu favorable est symptomatique du regard que Lorraine Levy porte sur la capitale anglaise. Par ailleurs, son style enjoué se sert plutôt adroitement du hors-champs. La réalisatrice ne s'adonne pas non plus à un folklorisme exacerbé, basé sur les us et coutumes de la communauté des Français en exil. Enfin, l'aspect familial de l'entreprise, par rapport au rôle du père célibataire, ne prend pas non plus une place prépondérante dans l'intrigue.
Après avoir établi tout ce que Mes amis mes amours n'est pas, nous sommes en droit de nous poser la question, si cette deuxième réalisation de Lorraine Levy dispose d'une consistance quelconque. Effectivement, la légèreté est le maître mot du film, mais ce n'est pas pour autant qu'on s'ennuie, au contraire ! Le ton très plaisant, l'amour pour de petits détails récurrents, comme le vertige de Mathias, et l'humanité sans trop de gravité des personnages dans leur ensemble garantissent un divertissement sans encombre. Et puis, on éprouve un certain plaisir de retrouver Nils Ohlund (Presque rien), ne serait-ce qu'au détour d'une apparition éclair, et de voir la tronche de Vincent Lindon, toujours aussi serviable, enfin ouvertement comparée à celle d'un basset. Quant à Pascal Elbé, il trouve ici un autre rôle tout à fait charmant de genre idéal.
Vu le 21 mai 2008, à la Salle Pathé Lamennais