Clinique de l'amour (La)
Réalisé par Artus De Penguern (2012)
| Durée | 84 minutes |
| Sortie | 27/06/2012 |
| Note | 5/10 |
A la clinique Marshal, le docteur John, fils du propriétaire, fait tout le travail, pendant que son frère cadet Michael mène la belle vie et séduit toutes les infirmières. John est secrètement amoureux de Priscilla, une nouvelle recrue du personnel hospitalier, que son frère lui ravit pour l’épouser immédiatement. Dépité, John s’exile au Canada et laisse le champ libre à Michael, qui rêve de transformer la clinique en un institut de chirurgie esthétique. Quand l’entreprise échoue et leur père se meurt, John est appelé à la rescousse.
La critique
Par Tootpadu 07/05/2012
Le point de repère principal de ce film inégal, à savoir tous ces feuilletons, de « La Clinique de la Forêt-Noire » à « Urgences », en passant par « Hôpital central », n’acquiert hélas pas non plus une pertinence irréfutable, faute d’un ton réellement parodique. Alors que le cadre anglophone de l’action de plus en plus déchaînée ne réussit jamais à se défaire complètement d’un côté factice – certes inhérent à l’univers de ces mélodrames au potentiel illimité de rebondissements, mais pas pour autant un créateur infaillible de rires –, les mésaventures médicales de l’équipe de la clinique Marshal prennent au mieux un rôle secondaire dans le tohu-bohu de coups de cœur, de trahisons et de révélations tonitruantes, qui passent pour un récit dans le monde de la comédie française, auquel nous n’adhérons pas inconditionnellement.
Trop survolté pour provoquer des sentiments sincères et en même temps trop sage pour dynamiter réellement les règles étroites du milieu hospitalier sur petit ou grand écran, le deuxième film de Artus De Penguern, plus de dix ans après Grégoire Moulin contre l’humanité, ne sait pas tirer profit de sa facture métissée. Il ne reste donc qu’un divertissement à peu près convenable, qui déçoit surtout parce qu’il n’a pas osé opter pour le chemin de la persiflage savoureuse, irrévérencieuse, voire macabre, à l’égard d’institutions culturelles aussi inébranlables que l’amour, ainsi que le bien-être des patients à l’hôpital, qui s’y rendent pour guérir et non pas pour mourir.
Vu le 3 mai 2012, au Club 13