Mongol
Réalisé par Sergei Bodrov (2008)
| Durée | 125 minutes |
| Sortie | 09/04/2008 |
| Note | 7/10 |
Au XIIème siècle, le jeune Temudgin part avec son père le Khan chez les Merkit, afin de s'y choisir une épouse. En effet, le Khan avait dérobé son épouse de la tribu ennemie et il espère désormais rétablir la paix en mariant son fils avec une jeune Merkit. Mais Temudgin s'éprend en chemin de la petite Borte, la fille d'un ami d'une tribu voisine, et anéantit ainsi les plans de son père. Avant de rentrer au village, le Khan est assassiné et Temudgin, trop jeune pour assumer le pouvoir, est chassé par le nouvel homme fort Targutai. Temudgin fait alors tout pour retrouver son épouse promise et rétablir l'honneur de sa famille.
Les critiques
Par Mulder 07/05/2008
Certes, de nombreux critiques, comme ceux de Télérama, ont détesté ce film, mais cela prouve une fois de plus qu'aucun critique ne peut déceler la qualité d'un film intrinsèque à la vision de chaque spectateur. En effet, ce film a un tempo très lent, mais il nous captive tout au long et surtout nous fait vivre la vie de cet homme qui deviendra Genghis Khan. Mongol est ainsi en quelque sort un croisement de différents genres de film. Nous avons ici à la fois une biographie filmique, un film historique, une tragédie, et un film d'action.
Je vous conseille donc de voir ce film sur Grand Ecran !
Vu le 12 avril 2008, au Gaumont Disney Village, Salle 7, en VF
Par Tootpadu 07/05/2008
C'est principalement la narration qui profite de cette dualité stylistique. Couvrant pratiquement un demi-siècle, elle incorpore les événements marquants et les ellipses dans un flux au rythme remarquablement organique, pour ce genre d'entreprise épique. Certes, Mongol fait aussi figure de leçon d'histoire à la gloire du peuple mongole, une ambition qui n'est jamais très loin de la propagande bien intentionnée. Mais Bodrov ne perd jamais de vue la dimension personnelle de cette histoire d'un homme, passionné par sa femme et l'union de son peuple.
Très joli à regarder, le film n'évite cependant pas toujours le piège de l'opéra de chevaux à l'esthétique creuse. Les étendues immenses du paysage sont ainsi tellement mises en valeur, qu'elles surplombent un peu trop la dynamique dramatique du récit.
Vu le 6 mai 2008, à l'UGC Ciné Cité La Défense, Salle 9, en VO