Never back down

Réalisé par Jeff Wadlow (2008)

Drame sportif
Never back down
Durée 113 minutes
Sortie 16/04/2008
Note 5/10

Traumatisé par la mort de son père, pour laquelle il se sent coupable, le jeune Jake Tyler n'est guère enthousiasmé par le déménagement de sa famille à Orlando, en Floride, où son petit frère Charlie a été accepté à une école de tennis. Jake peine à se faire des amis dans son nouveau lycée, jusqu'à ce que ses capacités de combat créent la sensation parmi ses camarades. Alors que Jake ne veut point poursuivre cette discipline, il est provoqué par Ryan McCarthy, le champion régional en arts martiaux melangés, pendant une fête. Afin de se venger pour l'humiliation subi et vaincre le coeur de la belle Baja Miller, la copine de Ryan, Jake postule pour s'entraîner chez Jean Roqua, le propriétaire intransigeant d'un gymnase. Roqua accepte Jake comme élève, à condition que celui-ci ne cherche pas la bagarre en dehors de ses heures d'un entraînement rigoureux.

Les critiques

Par Mulder 21/04/2008

Never back down est un honnête petit film d'action, qui nous rappelera par certains côtés le film qui a marqué notre enfance : Karate Kid. En effet, le personnage principal a perdu son père et vit avec sa mère et son jeune frère dans un quartier pauvre de Orlando (Floride). Comme le héro de Karate Kid, il perdra et sera humilié devant ses camarade de classe. Décidé à prendre sa revanche, il trouvera comme mentor un professeur de sport, qui lui apprendra à catalyser sa force et à affronter ses ennemis tout en lui conférant la sagesse, selon laquelle il faut tout faire pour ne pas combattre et maitriser toute provocation.

Ce film repose ainsi sur le même postulat que les films du genre, comme Sexy dance 2 du même producteur. Il nous montrera, comme ce film, de très bonnes scènes chorégraphiées de combat. En plus, la musique (rock californien) est un bon atout pour maintenir notre attention tout au long de ce film. Certes, dans le genre nous avons déjà vu beaucoup mieux, comme le Karate Kid précédemment cité ou encore les Matrix, les Rocky et consorts. Reste que voir un film projeté d'habitude pendant les grandes vacances nous apporte un bon bol d'air et surtout nous redonne du tonus et nous sort ainsi de la catarcie actuel.

On pourra aussi rajouter l'excellente interprétation de Djimon Hounsou, toute en retenue, qui confère à ce film de série B une valeur ajoutée considérable.

Vu le 18 avril 2008, au Gaumont Disney Village, Salle 10, en VF

★★★★★☆☆☆☆☆ 5/10

Par Tootpadu 02/04/2008

Il y a une seule chose qui sauve ce film, conçu visiblement pour un public peu exigeant. Ce n'est pas le sourire sympathique du protagoniste, interprété par un Sean Faris plutôt séduisant, mais qui se prend trop souvent pour un jeune Tom Cruise. Ce n'est pas non plus celui, complètement superficiel, de son adversaire. Et le moins que l'on dit de la publicité permanente pour la Floride et les sites de partage de vidéos amateurs, le mieux c'est.
Cette seule valeur rédemptrice ne se trouve pas non plus du côté du scénario. Une logique morale un peu tordue mise à part, l'intrigue exploite en effet docilement tous les clichés du genre. Après s'être bagarré pour les mauvaises raisons, le jeune benêt va ainsi découvrir qu'il faut se battre pour ne plus se battre. Le scénario fourmille d'éclaircissements aussi originaux et lucides, au point de nous faire douter de son sérieux. Mais la mise en scène de Jeff Wadlow s'applique si vainement à conférer un rythme à son histoire, à travers des dispositifs lourdement clinquants (le flash mental du héros au bord de la défaite finale, qui lui redonne de la force et de l'espoir), que le moindre second degré serait certainement involontaire.
Non, l'unique élément qui confère un peu de gravité à cette agitation juvénile dans le fond et la forme, c'est l'interprétation de notre cher Djimon Hounsou. Pas assez du fait que l'acteur puisse pour une fois mettre en valeur son agilité et ses capacités physiques, son personnage subit en outre une idéalisation du plus bel effet. Soit, c'est lui qui doit prononcer les âneries les plus risibles du scénario, mais il porte son rôle avec une telle noblesse discrète et une telle intensité calme, qu'il est d'autant plus dommage de le voir perdre son temps avec un film, qui n'est divertissant que malgré lui.

Vu le 31 mars 2008, au Club Marbeuf, en VO

★★★★★☆☆☆☆☆ 5/10

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