Taken
Réalisé par Pierre Morel (2008)
| Durée | 93 minutes |
| Sortie | 27/02/2008 |
| Note | 5/10 |
Un ancien agent de la CIA, Bryan est parti à la retraite pour se rapprocher de sa fille Kim, qui vit avec son ex-femme Lenore à Los Angeles. Il hésite d'abord à laisser Kim, encore mineure, partir avec une copine en France pour les vacances, mais il accepte finalement à condition d'être tenu informé de ses moindres faits et gestes. A peine arrivée à Paris, Kim est enlevée par un groupe de gangsters albanais, et Bryan s'empresse alors de reprendre le service pour retrouver sa fille. Il ne lui reste que quatre jours, avant que Kim ne disparaisse dans les réseaux de prostitution clandestine.
Les critiques
Par Mulder 02/03/2008
Voilà en gros, ce que l’on a pu retenir de notre enquête expliquant pourquoi un bon acteur comme Liam Neeson est venu se fourvoyer dans ce petit film d’action, made in eighteen. Une nouvelle fois ne vous attendez pas à un scénario bien travaillé, c’est du Luc Besson en petite forme et qui a, par moments, de vrais problèmes à trouver de nouvelles idées. Certes, ce réalisateur et producteur est pour moi l’un des plus doués que l’on ait en France. Mais j’aimerais bien que de temps en temps, il se creuse un peu plus les méninges pour nous proposer de vrais films d’action du genre Hitman et La Mémoire dans la peau.
Vu le 29 février 2008, au Gaumont Disney Village, Salle 16, en VF
Par Tootpadu 06/02/2008
Le scénario est en effet particulièrement risible avec ses répliques pompeuses et son intrigue tout droit sortie des années 1980. La croisade du personnage de Liam Neeson, un surhomme d'une force et d'une adresse à toute épreuve, qui arrive à s'extraire même de la situation la plus précaire imaginable, rappelle en effet ces baroudeurs aux gros bras d'une autre époque du cinéma, ces Schwarzenegger et Stallone jadis emblématiques, qui cassent tout avant de poser des questions. Toutefois, il faut reconnaître que la mise en scène de l'action est suffisamment rythmée pour ne pas ennuyer outre mesure. Dans l'enchaînement incessant de courses poursuites, de fusillades et de combats rapprochés, l'appel à la paranoïa la plus méprisable, faite de xénophobie et de racisme (cf. les originies albanaises et arabes des méchants), sur laquelle s'active inlassablement le scénario, passe légèrement à l'arrière-plan.
Objectivement très mauvais, Taken ne dépasse jamais son statut de sous-Frantic ridicule. Mais l'exagération sans retenue de son état d'esprit réactionnaire et sa confiance inébranlable en la suprématie narrative de l'action le rendent malgré tout passablement divertissant.
Vu le 5 février 2008, au Club de l'Etoile, en VO