Lumière silencieuse
Réalisé par Carlos Reygadas (2007)
Drame
| Durée | 136 minutes |
| Sortie | 05/12/2007 |
| Note | 5/10 |
Johan, un fermier de la communauté mennonite du nord du Mexique, est marié avec Esther et père de sept enfants. Depuis quelque temps, il se sent pourtant attiré par Marianne, qui tient un restaurant en ville. Johan ne peut pas résister à son amour pour Marianne, mais il ne veut pas non plus faire souffrir Esther et les enfants.
La critique
Par Tootpadu 13/11/2007
Distance et distension temporelle. Ce sont les deux termes qui décrivent le mieux ce troisième film de Carlos Reygadas, récompensé avec le prix du jury à Cannes cette année. Dès le premier plan, dont les qualités apaisantes sont indéniables, la mise en scène détendue et en même temps très directive s'affirme.
Le relâchement du rythme s'allie à l'austérité scénaristique pour parvenir à un film contemplatif et calme. Dans ce silence, qui n'est qu'un des signes de la répression des personnages, quelques éclats poétiques se font néanmoins entendre. Ainsi, ce plan qui finit par se focaliser sur des orchidées humides, ou les extrémités de la journée qui ouvrent et closent le film, s'imposent comme des parenthèses à la beauté plastique enivrante, mais également imbues d'un besoin de composition factice.
Face à l'attachement manifeste de Reygadas pour les plans longs et quasiment prosternés devant l'immensité du décor naturel en général, et la voûte céleste en particulier, notre intérêt a plutôt tendance à se dissiper. Longtemps avant le dernier revirement aux accents fantastiques, bizarrement déplacé dans un récit sobre et naturaliste, cette histoire fortement guidée par des valeurs traditionnelles et machistes a commencé à nous indifférer. Dans toute leur beauté visuelle, les plans imaginés par le réalisateur ne font qu'accentuer encore le détachement envers une histoire de couple en fin de compte assez ordinaire, en dépit du cadre particulier choisi.
Le relâchement du rythme s'allie à l'austérité scénaristique pour parvenir à un film contemplatif et calme. Dans ce silence, qui n'est qu'un des signes de la répression des personnages, quelques éclats poétiques se font néanmoins entendre. Ainsi, ce plan qui finit par se focaliser sur des orchidées humides, ou les extrémités de la journée qui ouvrent et closent le film, s'imposent comme des parenthèses à la beauté plastique enivrante, mais également imbues d'un besoin de composition factice.
Face à l'attachement manifeste de Reygadas pour les plans longs et quasiment prosternés devant l'immensité du décor naturel en général, et la voûte céleste en particulier, notre intérêt a plutôt tendance à se dissiper. Longtemps avant le dernier revirement aux accents fantastiques, bizarrement déplacé dans un récit sobre et naturaliste, cette histoire fortement guidée par des valeurs traditionnelles et machistes a commencé à nous indifférer. Dans toute leur beauté visuelle, les plans imaginés par le réalisateur ne font qu'accentuer encore le détachement envers une histoire de couple en fin de compte assez ordinaire, en dépit du cadre particulier choisi.
Vu le 12 novembre 2007, au Club de l'Etoile, en VO
★★★★★☆☆☆☆☆
5/10