Quand l'embryon part braconner
Réalisé par Koji Wakamatsu (2007)
Drame
| Durée | 73 minutes |
| Sortie | 03/10/2007 |
| Note | 4/10 |
Marukido Sadao, le directeur d'un grand magasin, invite son employée Emori Yuka chez lui. Après l'avoir droguée, il la maltraite et la fouette. Le matin, il lui explique qu'il veut la faire revenir à son état de chienne. Il considère cette soumission violente comme une façon de se venger de sa femme, à laquelle Yuka ressemble, qui l'a quitté à cause de son refus d'avoir des enfants.
La critique
Par Tootpadu 19/09/2007
Le sadisme au cinéma dans toute sa cruauté quelconque n'a pas fini de nous mettre mal à l'aise. Il y a quelque chose dans cette violence gratuite et misogyne, qui nous révolte au plus haut point. Cette mise en question de la dignité humaine, son abaissement à l'état d'une chose qui obéit docilement aux caprices d'un maître déchaîné, va complètement à l'encontre de notre vision de l'homme et de la vie en société. D'où notre mépris viscéral pour ce genre de spectacle abjecte. Comme pour le Salo de Pasolini, nous n'avons donc pris aucun plaisir à la vision de ce film japonais de 1966, qui sort pour la première fois au cinéma en France.
Si l'on est prêt à faire abstraction du scénario simpliste et vulgaire, on pourra admirer une mise en scène plutôt douée, qui se sert avec une inventivité certaine des possibilités du format large et qui sait tourner assez habilement autour des interdits légaux. Avec la paire de seins du personnage féminin comme seul attrait visuel érotique, Koji Wakamatsu crée quand même une sensualité palpabe, jusqu'à ce que les choses dégénèrent terriblement. Enfin, l'emploi d'une musique classique, voire aux accents religieux (le thème de l'orgue), ajoute une dimension tragique au calvaire de la femme maltraitée.
Si l'on est prêt à faire abstraction du scénario simpliste et vulgaire, on pourra admirer une mise en scène plutôt douée, qui se sert avec une inventivité certaine des possibilités du format large et qui sait tourner assez habilement autour des interdits légaux. Avec la paire de seins du personnage féminin comme seul attrait visuel érotique, Koji Wakamatsu crée quand même une sensualité palpabe, jusqu'à ce que les choses dégénèrent terriblement. Enfin, l'emploi d'une musique classique, voire aux accents religieux (le thème de l'orgue), ajoute une dimension tragique au calvaire de la femme maltraitée.
Vu le 18 septembre 2007, au Club Marbeuf, en VO
★★★★☆☆☆☆☆☆
4/10