Cortez (El)
Réalisé par Stephen Purvis (2007)
Thriller
| Durée | 87 minutes |
| Sortie | 26/09/2007 |
| Note | 5/10 |
Après avoir purgé une peine de prison, l'autiste Manny tente de recommencer une vie normale en tant que réceptionniste de l'hôtel "El Cortez" à Reno. Il se lie d'amitié avec Popcorn, un vieux prospecteur paralysé qui cherche à réunir les fonds nécessaires pour exploiter un filon d'or dans sa mine. Et il succombe au charme de Theda, qui vient d'emménager à l'hôtel avec son copain Jack, un petit dealer très jaloux.
La critique
Par Tootpadu 07/09/2007
On ne peut que rester admiratif devant l'efficacité raisonnable de ce film noir, en vue du budget dérisoire avec lequel il a été tourné. La plupart des acteurs y ont même contribué en tant que producteurs, afin de rendre la réalisation pour à peine un million de dollars faisable. Et bien qu'il ne figure pas sur la liste des producteurs associés, il y a gros à parier que Lou Diamond Phillips s'est également investi gracieusement dans le projet, qui traite de la cause autiste, chère à son coeur. Le côté bon marché du film a néanmoins du mal à se cacher derrière la photo en haute définition étincelante, et la galerie d'acteurs habitués aux seconds rôles.
On se croirait en quelque sorte face à un téléfilm, qui conjugue avec une certaine habileté et un goût affirmé pour les rebondissements théâtraux, toutes les recettes qui ont fait la gloire du genre à travers les décennies. Pour pleinement apprécier le film, il vaut mieux se montrer magnanime envers le scénario dense, mais brouillon, et la mise en scène qui cherche vainement à élargir le cadre modeste du décor, par le biais de plans virevoltants et de prises gratuites des publicités lumineuses du Las Vegas du pauvre.
En dépit de quelques occasions de pouvoir admirer Lou Diamond Phillips dans (presque) toute sa gloire d'un point de vue physique, le choix de cet acteur n'est pas vraiment des plus judicieux. Son personnage clef autiste apparaît en effet comme un mélange bizarre entre le Norman Bates d'Anthony Perkins dans Psychose et Dustin Hoffman dans Rain Man, le corps musclé d'un quarantenaire qui n'en a pas l'air en plus. Ses motivations réelles demeurent aussi opaques que son degré de compréhension d'une intrigue qui semble le dépasser de temps en temps.
On se croirait en quelque sorte face à un téléfilm, qui conjugue avec une certaine habileté et un goût affirmé pour les rebondissements théâtraux, toutes les recettes qui ont fait la gloire du genre à travers les décennies. Pour pleinement apprécier le film, il vaut mieux se montrer magnanime envers le scénario dense, mais brouillon, et la mise en scène qui cherche vainement à élargir le cadre modeste du décor, par le biais de plans virevoltants et de prises gratuites des publicités lumineuses du Las Vegas du pauvre.
En dépit de quelques occasions de pouvoir admirer Lou Diamond Phillips dans (presque) toute sa gloire d'un point de vue physique, le choix de cet acteur n'est pas vraiment des plus judicieux. Son personnage clef autiste apparaît en effet comme un mélange bizarre entre le Norman Bates d'Anthony Perkins dans Psychose et Dustin Hoffman dans Rain Man, le corps musclé d'un quarantenaire qui n'en a pas l'air en plus. Ses motivations réelles demeurent aussi opaques que son degré de compréhension d'une intrigue qui semble le dépasser de temps en temps.
Vu le 7 septembre 2007, au Club de l'Etoile, en VO
★★★★★☆☆☆☆☆
5/10