Forêt de Mogari (La)
Réalisé par Naomi Kawase (2007)
Drame
| Durée | 97 minutes |
| Sortie | 31/10/2007 |
| Note | 7/10 |
Bouleversée par la disparition de son fils, la jeune Machiko commence son travail d'aide-soignant dans la petite maison de retraite, Le Coucou. Elle y rencontre le vieux Monsieur Shigeki, qui fait toujours le deuil de son épouse Mako, trente-trois ans après sa mort.
La critique
Par Tootpadu 06/09/2007
Un moment de grâce cinématographique permet à ce drame intimiste sur le deuil, récompensé avec le Grand prix du jury à Cannes cette année, de basculer du côté des films profondément bouleversants et humains. Le distributeur ne s'est pas trompé, quand il l'a choisi en tant qu'affiche du film, tellement cette course à travers les haies rondes est un instant de pur bonheur, et d'une liberté qui donne l'espoir d'un nouveau départ possible. La joie mi-enfantine, mi-amicale, qui anime la course folle des deux protagonistes, figure comme l'essence d'un film, qui traite avec une aisance remarquable des thèmes fondamentaux de la vie.
La peine qu'éprouvent Machiko et Shigeki face à la perte d'un être cher s'articule en effet de plusieurs façons tout au long du film. Les interrogations théoriques sur la définition de la vie de la part du guide spirituel de la maison de retraite en font autant partie que la tendance de la jeune femme à tout faire de travers, à courir constamment à la catastrophe. Le long périple à travers la forêt prend alors une dimension cathartique manifeste. Logiquement, le bout de ce pèlerinage, en dehors de toute règle de conduite rigoureuse, procure une sensation de soulagement très apaisante.
Pour que la magie puisse opérer pleinement au sein de cette relation hautement délicate, Naomi Kawase adopte une position plutôt contemplative. La culpabilité de Machiko y apparaît d'une manière aussi éprouvante que la frénésie du vieil homme d'être réuni une dernière fois avec la femme de sa vie.
La peine qu'éprouvent Machiko et Shigeki face à la perte d'un être cher s'articule en effet de plusieurs façons tout au long du film. Les interrogations théoriques sur la définition de la vie de la part du guide spirituel de la maison de retraite en font autant partie que la tendance de la jeune femme à tout faire de travers, à courir constamment à la catastrophe. Le long périple à travers la forêt prend alors une dimension cathartique manifeste. Logiquement, le bout de ce pèlerinage, en dehors de toute règle de conduite rigoureuse, procure une sensation de soulagement très apaisante.
Pour que la magie puisse opérer pleinement au sein de cette relation hautement délicate, Naomi Kawase adopte une position plutôt contemplative. La culpabilité de Machiko y apparaît d'une manière aussi éprouvante que la frénésie du vieil homme d'être réuni une dernière fois avec la femme de sa vie.
Vu le 6 septembre 2007, au Club de l'Etoile, en VO
★★★★★★★☆☆☆
7/10