Dernière légion (La)

Réalisé par Doug Lefler (2007)

Péplum
Dernière légion (La)
Durée 101 minutes
Sortie 19/09/2007
Note 3/10

Au cinquième siècle après J-C, le jeune Romulus Auguste est investi souverain d'un Empire romain d'Occident en plein déclin. Protégé par le valeureux commandant de la quatrième légion Aurélius, Romulus est pourtant pris en otage par Odoacre, chef des Goths. Grâce à l'intervention de son précepteur Ambrosinus, le jeune César est envoyé en exile sur l'île de Capri. Il tente de s'en échapper pour regagner la neuvième légion en Angleterre, la dernière armée encore fidèle à Rome, amenant avec lui l'épée magique qui révélera le véritable roi.

Les critiques

Par Mulder 30/09/2007

Au secours ! Y a-t-il une quelconque chose à sauver de cette bouillabaisse cinématographique ?!

Certes, après le choc 300, tous les films épiques nous paraissent fades, peu inspirés, mal joués et nauséeux. La Dernière légion est donc ce qui se fait de pire et ne pourra même pas être comparé à Troie. C'est pour dire le niveau catastrophique du film. Cette production essaye de rentabiliser sur le renouveau du peplum et la mode heroïc fantasy. Cela commence avec un empereur romain et ça finit avec le roi Arthur. Autant dire que cela vire vers le n'importe quoi !

Les chorégraphies sont foireuses, le montage catastrophique, les costumes pitoyables. Les batailles sont nulles, les acteurs se demandent où est la caméra, bref, c'est un navet terriblement ennuyeux. Ce péplum d'opérette ressuscite le kitsch et le carton-pâte des légions de nanars made in Cinécittà des années 70.

Bilan : tout dans cette Dernière légion est bas de gamme et constitue un spectacle à déconseiller, même un dimanche après-midi ennuyeux. Seule chose à sauver : la beauté de la sublime Aishwarya Rai à laquelle on conseille de changer d'agent pour éviter de rejouer dans de telles merdes !

Vu le 21 septembre 2007, au Gaumont Disney Village, en VF

★☆☆☆☆☆☆☆☆☆ 1/10

Par Tootpadu 17/07/2007

Il suffit parfois d'un succès énorme pour ressusciter à long terme un genre pratiquement éteint. Après le raz-de-marée de Gladiator il y a sept ans, avec sa victoire planétaire au box-office, son impact sur des manifestations aussi diverses de la mode que le fond musical du patinage artistique, et son couronnement tardif et discutable aux Oscars, de nombreux producteurs se sont essayé à tirer profit du péplum revigoré. Peu importe alors l'accueil mitigé d'épopées comme Troie et Kingdom of Heaven, les affrontements en sandales n'ont toujours pas perdu entièrement leur attrait.
Cette production issue d'une écurie proche de Berlusconi s'évertue ainsi à répéter docilement les recettes qui ont fait la gloire du genre. Et à notre grande surprise, le film s'avère être loin d'une catastrophe. Un divertissement plutôt plaisant, quoique sans impact réel, il enchaîne les revirements aventuriers ou guerriers avec une aisance et une superficialité bluffantes. Jamais plus qu'une copie opportuniste d'oeuvres plus inspirées que lui, La Dernière légion participe à cette fictionnalisation grandissante de l'histoire, dont l'amalgame d'éléments divers en vue d'un résultat efficace est l'arme préférée. Outre la liberté prise avec l'histoire du dernier empereur romain occidental, ce sont surtout les références au Seigneur des anneaux (la traversée des Alpes) et la tentative poussive de boucler l'histoire et de l'intégrer dans un cadre mythologique européen plus large qui y participent. Enfin, l'omniprésence du pentacle peut aisément être comprise comme une référence franc-maçonnique, ce qui ôterait un peu de son innocence apparente au film.
Techniquement, l'emploi très judicieux, voire discret, des effets numériques est l'aspect le plus agréable du film. A l'exception de la séquence qui crée le lien avec l'épilogue, qui tombe au contraire dans l'excès, les autres occasions pour déchaîner les ordinateurs, tel les batailles, ont plutôt l'air d'avoir été tournées en prises réelles, ce qui renforce encore la parenté entre les péplums d'antan et cette réincarnation un peu aseptisée. Tout comme la mise en scène de Doug Lefler et la bande originale typique, mais peu inspirée de Patrick Doyle, les interprétations sont complètement serviables dans le cadre d'un film anodin, mais pas déplaisant.

Vu le 12 juillet 2007, au Planet Hollywood Champs-Elysées, en VO

★★★★★☆☆☆☆☆ 5/10

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